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SENEGAL-POLITIQUE

"Le parrainage corrige une inégalité de fait entre les citoyens" (minisrtre-conseiller)

Dakar, 28 mars (APS) – Le parrainage à l’élection présidentielle corrige "une inégalité de fait entre les citoyens" qui aspirent demander le suffrage des Sénégalais, a soutenu le ministre-conseiller en communication du Chef de l’Etat, El Hadji Hamidou Kassé.
 
Un projet de loi sur le parrainage des candidats à l’élection présidentielle doit être soumis prochainement au vote des députés. L’opposition prévoit de manifester devant l’Assemblée nationale le jour du vote.
 
"Ce n’est pas juste que quelqu’un ait un récépissé pour aller à l’élection alors qu’on demande à un autre candidat indépendant de produire des signatures pour être candidat", a dit El Hadji Hamidou Kassé.
 
"Ce n’est pas juste, il faut réintroduire le parrainage pour garantir l’équité entre citoyens", selon Kassé qui était l’invité de la rédaction de l’APS.
 
"Si on prétend déjà gagner les élections, avoir les signatures de 1% de l’électorat ne doit pas poser problème", a-t-il encore dit, rappelant l’expression : "Qui peut le plus peut le moins".
 
Selon lui, il s’agira aussi "de garantir la transparence absolue de tout le processus dans la collecte (des signatures), le dépouillement et la validation".
 
Le chef de l’Etat va veiller à ce que le processus soit transparent, a-t-il assuré. 
 
Pour le ministre-conseiller, le parrainage vient également rationnaliser le système avec plus de 300 partis politique, relevant qu’il y a déjà près de dix candidatures qui ont été déclarées pour la présidentielle de février 2019.
 
M. Kassé a évoqué "l’expérience des dernières élections législatives avec 47 listes", notant qu’avec autant de candidatures, juste 7 listes ont obtenu au moins 1% alors que seules 4 listes ont dépassé le seuil de 1%.
 
Pour El Hamidou Kassé, "tout le monde applaudit quand il s’agit de réduire le train de vie de l’Etat, mais si c’est pour rationnaliser d’autres dépenses, le discours n’est plus le même". 
 
Sur le processus électoral, il a assuré que le système ‘"est fiable" et exclut toute possibilité de fraude.
 
"Le Sénégal a atteint un niveau de maturité. C’est un acquis qui est irréversible. Il n’y a plus que le parti au pouvoir et l’opposition, il y a la société civile, les observateurs des élections, les médias et les organes de contrôle des élections", selon Kassé.
 
Le principe du parrainage, à l’origine d’un projet de révision de la Constitution, mettra fin à la discrimination entre les candidats des partis politiques et les candidats indépendants, avait expliqué le ministre de la Justice.
 
"Désormais, si la réforme constitutionnelle est adoptée, toute candidature, qu’elle émane d’un parti politique ou d’un candidat indépendant, doit être parrainée par 1% du fichier général", avait déclaré le Garde des sceaux, ministre de la justice, Ismaïla Madior Fall dans un entretien au quotidien l’Observateur.
 
Il avait expliqué que si l’on a un fichier de 6,5 millions d’électeurs, le candidat doit alors avoir un parrainage de 65 mille électeurs. 
 
"Il faut un parrainage de toutes les candidatures de 1% du fichier général. Ensuite, ces personnes qui parrainent doivent être domiciliées dans au moins sept régions du Sénégal. Et il doit y voir au moins dans chaque région, 2000 électeurs", avait-t-il poursuivi.

ADL/OID/ASB