El Hadj Issa Sall du PUR :
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El Hadj Issa Sall du PUR : "On n’a pas besoin d’un nouveau type de député"

Dakar, 18 juil (APS) - Le Sénégal a moins besoin de députés dits de type nouveau que de parlementaires au fait de leur rôle à l’Assemblée nationale et de leur place au sein de la société, a soutenu, mardi, à Dakar, la tête de liste nationale du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) pour les législatives du 30 juillet prochain, El Hadj Issa Sall.
 
S’exprimant lors d’un point de presse, il a battu en brèche l’idée selon laquelle la prochaine Assemblée nationale serait dans le besoin d’un "nouveau type de député’’, préférant en lieu et place "un député normal tout court qui connaît son travail".
 
"Ce qui s’est passé lors de toutes les législatures passées n’est ni de l’incompétence, ni de l’ignorance mais du laxisme", a fait valoir la tête de liste nationale du PUR, l’un des 47 partis ou coalitions de partis en lice pour ces législatives prochaines.
 
"Même pour les lois les plus importantes votées, on n’a jamais plus du tiers des députés, le quorum n’est jamais atteint", a argumenté la tête de liste du PUR, selon qui un député doit au préalable avoir connaissance de son rôle législatif pour voter des lois, qu’ils viennent de l’exécutif ou du parlement.
 
"Un projet qui vient de l’exécutif a besoin de toilettage de la part des députés avec des amendements et des allers et retours pour être un produit fini", a indiqué Cheikh Issa Sall.
 
Le député doit prendre également les conseils des attachés parlementaires et s’appuyer sur ses connaissances personnelles ainsi que "tout ce qui vient de la société pour proposer des lois", selon la tête de liste du PUR.
 
A en croire le professeur Sall, pour un projet comme une proposition de loi, "le député doit vérifier la constitutionnalité de la loi, en plus du rôle de contrôle de l’action gouvernementale avec le vote du budget". 
 
Les députés ont par ailleurs la possibilité de "faire une saisine pour créer une commission d’enquête parlementaire sur certaines questions qui se posent, comme par exemple la fuite au Baccalauréat, puisque a-t-il souligné certaines’’ d’entre elles "ne doivent pas seulement relever du judiciaire mais également du législatif".
 
"Le député est également juge pour haute trahison de certaines autorités comme le président de la République ou un ministre", a-t-il rappelé.
 
Les électeurs sénégalais sont appelés à élire 165 députés le 30 juillet prochain, parmi les 47 listes en lice pour les législatives du 30 juillet prochain. La campagne pour cette élection, ouverte le 9 juillet dernier, prend fin vendredi 28 juillet à minuit.
 

ADL/BK