Des femmes de la Sénégambie préviennent des conséquences d’une intervention militaire en Gambie
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SENEGAL-GAMBIE-AFRIQUE-POLITIQUE

Des femmes de la Sénégambie préviennent des conséquences d’une intervention militaire en Gambie

Ziguinchor, 28 déc (APS) – Des femmes leaders de trois organisations de la société civile du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée Bissau ont alerté, mardi à Ziguinchor (sud), sur les conséquences d’une intervention militaire en Gambie, possible ‘’source de tensions et de graves dangers" pour la sécurité sous-régionale’’.
 
Le Forum des femmes de l’espace Sénégal-Gambie-Guinée Bissau pour la paix et la sécurité, qui fédèrent des organisations de ces trois pays, a sonné l’alarme lors d’une conférence de presse organisée à Ziguinchor.
 
Cette fédération de femmes est composée notamment du Centre africain pour la démocratie et les études des droits de l’homme (CADEDH, Gambie), de la Plateforme politique des femmes de Guinée Bissau (PPM-GB) et de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (PFPC).
 
‘’Le Forum a la ferme conviction que ce scénario ne peut être que source de tensions et de graves dangers pour la paix et la sécurité en Gambie, mais aussi pour le Sénégal et dans toute notre sous-région déjà exposée au terrorisme’’, ont averti les femmes.
 
Dans un mémorandum cosigné par Hannah Forster et Amie Sillah (CADEDH, Gambie), Silvina Tavares et Aissatou Camara Injai (PPM-GB), ainsi que Ndèye Marie Thiam et Seynabou Male (PFPC), les femmes de la Sénégambie méridionale exhortent ‘’toutes les parties à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue et la non-violence pour résorber cette situation’’.
 
Faisant valoir leur légitimité en tant que ‘’mères, femmes, citoyennes et médiatrices’’, ces femmes ont réaffirmé leur engagement à apporter leur contribution pour une solution non-violente de sortie de crise.
 
Cependant, l’activiste gambienne Amie Sillah a insisté sur la nécessité d’agir le plus rapidement possible pour trouver une solution à la crise gambienne. ‘’Il n’est pas question qu’on attende jusqu’au 19 janvier, il faut rester debout dès maintenant pour faire respecter la volonté du peuple’’, a martelé Mme Sillah, par ailleurs membre d’une structure de la société civile partie prenante dans la coalition victorieuse dirigée par Adama Barrow.

OC/MTN/ASG