Aida Louga de Taxawou Sénégal : l’ambition en bandoulière
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Aida Louga de Taxawou Sénégal : l’ambition en bandoulière

Louga, 12 juil (APS) – L’engagement d’Aida Sy Diop ou Aida Louga cristallise les espoirs de la coalition ‘’Taxawou Sénégal’’ pour une victoire au scrutin des législatives du 30 juillet à Louga où elle a un vécu certain dans le landerneau politique. 
 
Pour être à la hauteur des attentes placées en elle, elle promet de mettre son expérience au service de sa coalition pour battre ses adversaires. Dans sa ligne de mire, figure notamment la coalition présidentielle dirigée au plan local par une vieille connaissance, Moustapha Diop, un ancien camarade d’école, dont il a contribué au retour à Louga pour mener des activités politiques.
 
Quand elle parle de politique, elle affiche un enthousiasme qui en dit long sur sa volonté d’arriver à son objectif : celui d’être élue et de ne pas servir d’escalier aux hommes. 
 
A qui veut l’entendre, Aida indique sans ambages que pour elle ‘’en politique, il faut être ambitieux et chercher les postes’’. Tout le contraire de ses sœurs, regrette-t-elle, ‘’utilisées comme des torchons par les hommes politiques qui s’en débarrassent une fois leur ambition atteinte, ne leur laissant que l’animation et le folklore’’. 
 
Sinon comment comprendre le peu de crédit accordé à la gente féminine qui peine à se frayer un chemin dans ce terrain glissant de la politique malgré l’instauration de la parité ?, s’interroge-t-elle.
 
Elle prône l’accès aux financements pour ses sœurs qui doivent également disposer de terres pour mener des activités de développement. 
 
Aida a très tôt chopé le virus politique. Selon elle, c’est Me Abdoulaye Wade qui en a été le catalyseur en 2000, lors de la présidentielle. ‘’En plein meeting, l’électricité a été coupée et quand j’ai observé ce vieux déterminé à en découdre et sa foi en ce qu’il faisait, j’ai tout de suite eu de la sympathie pour lui mais je ne pouvais voter’’, regrette-t-elle.
 
Faute d’avoir le droit de vote à l’époque, elle use d’un subterfuge pour vivre son rêve. Elle décide d’accompagner sa grand-mère, ‘’une vieille de l’UPS’’, le jour du scrutin et demande aux membres du bureau de l’assister. Elle en profitera pour glisser le bulletin du pape du Sopi dans l’urne. 
 
A l’âge de la majorité civile, elle intègre tout naturellement l’Union de la jeunesse travailliste libérale, occupant des postes de responsabilité à Louga. Elle quittera la barque libérale où certaines pratiques avaient fini de la décourager, notamment ‘’l’implication des adultes dans les affaires des jeunes’’. 
 
Elle va alors adhérer à l’Alliance pour la paix et le développement de Thierno Lô, formation avec laquelle elle ne fera pas de vieux os. Elle est cependant élue conseillère municipale en étant investie lors des élections locales sous la bannière de la coalition Benno Bokk Yaakaar. Elle quittera Tierno Lô et la mouvance présidentielle pour atterrir au Grand Parti.
 
Son statut de membre du Ndiambour avait facilité son entrée dans cette formation à laquelle appartenait Gaston Mbengue avec qui elle avait de bonnes relations.
 
Aida est en effet membre du club fanion de Louga. Elle est aussi membre de Louga basket et présidente du Ndiambour cycliste. 
 
Le nom de Louga lui a été collé à l’époque où elle menait des activités commerciales entre Dakar et sa ville natale. Pour la distinguer des autres, ses fournisseurs se bornaient à écrire sur leurs carnets : Aida Louga.

AMD/ASG