Un commandant adjoint d’AFRICOM réaffirme le soutien américain au G5 Sahel
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AFRIQUE-USA-SECURITE

Un commandant adjoint d’AFRICOM réaffirme le soutien américain au G5 Sahel

De l’envoyé spécial de l’APS, Boubacar Kanté

Stuttgart (Allemagne), 15 déc (APS) - Le général James Vechery, commandant adjoint chargé des opérations du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), assure que son pays va continuer à appuyer ceux du G5 Sahel pour arriver notamment à "sortir les gens du terrorisme et les rendre à la société".
 
"Nous nous sentons totalement impliqués" dans le G5 Sahel, en particulier par le biais d’AFRICOM, qui va continuer à appuyer les forces conjointes des pays concernés’’, a-t-il déclaré.
 
Le général Vechery s’entretenait avec des journalistes du Sénégal et de la Guinée-Bissau, à l’occasion d’une visite (11-14 décembre) organisée à leur intention au siège du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique à Stuttgart, en Allemagne.
 
Selon le responsable militaire américain, la promesse des Etats-Unis de verser 60 millions de dollars (environ 30 milliards de francs CFA) pour financer les activités militaires du G5 Sahel matérialise l’engagement des autorités américaines en faveur de ces pays, une dynamique qui se poursuivra, selon lui, dans le cadre bilatéral.
 
Le G5 Sahel est un cadre de coordination et de suivi de la coopération en matière de développement et de sécurité, mis en place en 2014 par cinq pays du Sahel : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad.
 
Selon le commandant adjoint d’AFRICOM, la partie américaine intègre désormais une approche non martiale consistant à travailler à la réintégration sociale des combattants terroristes.
 
"On touche là vraiment au cœur du problème. Nous voulons sortir les gens du terrorisme et les rendre à la société", par le biais d’un programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), a-t-il promis.
 
Le général Vechery explique que cette perspective consiste à "créer un environnement" qui amènerait les combattants djihadistes à comprendre qu’il n’ont "aucun espoir dans le sentier sur lequel ils se sont engagés et qu’il y a plein d’espoir s’ils décident de revenir dans la société". 
 
Il a évoqué l’exemple d’un leader des "Shebab" en Somalie, surnommé "Moktar Le Robot", qui a décidé de changer de camp et s’est rendu au gouvernement fédéral somalien. 
 
Le 14 octobre dernier, a-t-il signalé, "il y a eu une explosion qui a tué 500 personnes, et le lendemain, il a été photographié en train de donner de son sang pour secourir les blessés. Ce qui ne serait jamais arrivé s’il avait continué de combattre le gouvernement".
 
"Cela donne une idée de la manière avec laquelle il faut sortir les gens des champs de bataille et d’en faire des agents utiles à la société", a commenté le commandant adjoint chargé des opérations militaires d’AFRICOM.

BK/ESF/MD