Pacte sur les migrations : le réseau des femmes journalistes déplore ’’énormément de désinformations’’
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Pacte sur les migrations : le réseau des femmes journalistes déplore ’’énormément de désinformations’’

+++De l’envoyé spécial del’APS : Momar Diongue+++

Marrakech, 11 déc (APS) - Le Comité permanent du réseau des femmes journalistes africaines s’engage à promouvoir et à défendre le pacte mondial sur la migration, relevant néanmoins "énormément de désinformations autour du contenu" de ce texte adopté lundi à Marrakech (Maroc), a déclaré à l’APS, Houreye Thiam Preira, une de ses responsables.
 
Ces femmes dénommées aussi les "Panafricaines" constituent un réseau qui regroupe 200 femmes journalistes sur le continent dont certaines prennent part, sur invitation du gouvernement marocain, à la conférence pour l’adoption du pacte mondial sur les migrations ouverte lundi à Marrakech. 
 
La journaliste sénégalaise a rappelé mardi dans un entretien avec l’APS que son réseau a décidé cette année à l’issue de son assemblée générale, de travailler sur la thématique de la migration durant l’année 2018-2019. 
 
’" (...) et c’est cela qui justifie notre engagement auprès des Nations unies et des différents gouvernements de nos pays à défendre ce pacte sur la migration’’, a-t-elle expliqué. 
 
Aussi, a ajouté Mme Preira, les "Panafricaines" ont-elles décidé depuis lors de s’impliquer auprès des médias, de la société civile et des opinions publiques pour les amener à partager et adhérer à ce pacte. 
 
’’Notre réseau s’est engagé depuis lors sur les différentes plateformes dont il dispose à faire le plaidoyer, la sensibilisation, le lobbying nécessaire pour pouvoir faire passer cette adoption. C’est donc toutes heureuses que nous avons assisté à l’adoption de ce pacte’’, a-t-elle dit, insistant sur la nécessité de maintenir la mobilisation pour le succès des prochaines étapes. 
 
’’Nous savons que ce n’est que le début nous devons continuer à nous mobiliser parce que le plus dur reste à venir pour accompagner les différents gouvernements qui ont eu le courage d’adopter ce pacte afin que les opinions publiques puissent suivre parce que nous avons constaté qu’il y a eu énormément de désinformations autour du contenu de ce pacte", a-t-elle averti. 
 
Elle a rappelé que le pacte allie le respect la souveraineté des Etats et celui du statut du migrant en tant qu’être humain ayant la liberté de circuler entre les pays. 
 
"La mobilité est une chose naturelle et nous panafricaines nous nous sommes engagées à faire de telle sorte que les gens voient le côté positif des migrations’’, a dit la journaliste, relevant que les droits fondamentaux du migrant doivent être respectés. 
 
’’C’est un discours qu’il faut partager autour de nous, dans tous les supports, à travers le monde entier pour que les gens, les citoyens du monde puissent comprendre que ce pacte n’est pas contraignant. Mais, c’est un pacte qui invite l’homme à réfléchir juste en tant qu’humain face à quelqu’un qui a décidé de quitter son pays pour aller dans un autre pays", a-t-elle ajouté. 
 
Dans le phénomène migratoire, les femmes et des enfants sont les plus vulnérables et représentent près de la moitié des 260 millions de migrants à travers le monde. 
 
Le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, a été adopté lundi à Marrakech par les délégués de plus de 150 pays représentés. Le pacte qui comporte 23 mesures est présenté comme étant le premier document à aborder la question migratoire dans sa globalité.

MD/ASB/OID