Le manque croissant de coopération des Etats-membres préoccupe Zeid Ra’ad Al Hussein
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Le manque croissant de coopération des Etats-membres préoccupe Zeid Ra’ad Al Hussein

Dakar, 13 sept (APS) - Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, s’est dit mardi préoccupé par le ‘’refus d’un nombre croissant’’ d’États membres d’accorder au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH) ou aux mécanismes des droits de l’homme, ‘’l’accès aux pays ou aux régions spécifiques qu’ils demandent’’.
 
Il a exprimé ce sentiment à l’ouverture de la 33e session du Conseil des droits de l’homme à Genève, indique le Centre d’actualité de l’ONU. 
 
‘’Pourquoi et pour quelle raison, ceux qui nous refusent l’accès, placent-ils un bouclier devant nous ?’’, a demandé le Haut-Commissaire.

Selon lui, le refus d’accès, ce sont ‘’tous les retards déraisonnables, les négociations excessivement longues et minutieusement ritualisées, ainsi que les réponses aux demandes spécifiques qui offrent des alternatives inadéquates à la réelle évaluation fondée sur les faits’’. ‘’Un accès retardé est un accès refusé’’, a-t-il ajouté.
 
Il s’est dit ‘’préoccupé par une polarisation croissante au sein (du Conseil), ainsi que par les tentatives claires et croissantes d’États de bloquer ou d’échapper à l’examen des droits de l’homme’’. 
 
‘’Nous demandons un accès afin que nous puissions mieux travailler à aider à mettre vos lois et pratiques en conformité avec les accords internationaux que vous, les Etats avez rédigés et ratifiés - et pour vous aider à être en conformité avec les recommandations que vous avez acceptées publiquement, et souvent à part entière’’, a-t-il rappelé aux Etats-membres.
 
Et de demander : ‘’Les droits de l’homme sont-ils exclusivement une question nationale ?’’. Il a signalé que ‘’des membres de gouvernement et de missions permanentes lui ont dit à plusieurs reprises que les droits de l’homme sont utilisés comme prétexte d’ingérence dans les affaires de nations souveraines’’.
 
Il a souligné que ‘’les gouvernements ont la responsabilité de respecter leurs obligations en matière de droits et de respecter les normes’’. ‘’Les Etats peuvent fermer mon bureau - mais ils ne peuvent ni nous faire taire, ni nous rendre aveugles’’, a-t-il martelé.

ASG