La représentante spéciale de l’ONU : Le Pacte de Marrakech n’est pas ’’un texte contraignant’’
APS
MONDE-MIGRATION

La représentante spéciale de l’ONU : Le Pacte de Marrakech n’est pas ’’un texte contraignant’’

De l’envoyé spécial de l’APS : Momar Diongue

Marrakech, 9 déc (APS) - La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour les migrations internationales, Louis Arbour a estimé dimanche que le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières n’est pas ’’un texte contraignant’’, soulignant qu’il s’agit d’un document qui intègre la gestion des migrations, le respect de la souveraineté des états et la prospérité des communautés et des sociétés.

Mme. Arbour s’exprimait ainsi lors d’une conférence de presse tenue à la veille de la rencontre qui s’ouvre lundi à Marrakech où les organisateurs annoncent la participation de plus de 150 Etats et de plus 400 partenaires de la sociétés civiles, des universités, des syndicats, etc.

Selon elle, le texte qui suscite déjà beaucoup de réticences de la part de pays européens notamment, a fait l’objet, pendant six mois ’’d’une série de consultations à l’échelle régionale et d’une série de négociations’’ avant d’être approuvé le 13 juillet dernier par les états membres sous l’égide de l’assemblée générale des Nations Unies.

’’Ceci n’est pas une réunion de négociations mais nous sommes ici pour adopter un texte’’, a précisé Mme. Arbour, relevant que ’’le pacte requiert la bonne volonté de tout un chacun’’.

’’Les états membres ont négocié un document pendant six mois. Il n’y a aucun état membre à qui on a demandé de renoncer à sa souveraineté. Ici, c’est une question d’ordre mondial qui appelle que des efforts intergouvernementaux soient fournis’’, a-t-elle plaidé, regrettant ’’qu’il y a toujours un discours réductrice réservé à la migration’’.

Mme. Arbour qui est par ailleurs, la secrétaire générale de la conférence de Marrakech indique que l’adoption du pacte permet d’abord de dégager la différence entre un réfugié et un migrant. Selon elle, il y a 258 millions de migrants à travers le monde contre 27 millions de réfugiés

Le texte cherche aussi, entre autres préoccupations, à prendre en charge la mise en œuvre de facilités liées aux transferts des migrants qui représentent 650 milliards de dollars par an, soit 15 pour cent de leurs revenus. Aussi, devra-t-il amener les états à être plus sensibles à la spécificité des femmes (48 pour cent des migrants) et des enfants.

La conférence de Marrakech qui réunira des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’ONU sera marquée par l’adoption du pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, premier document à aborder la question migratoire dans sa globalité.

MD