Des recommandations pour l’émancipation de la femme rurale, au nom d’organisations onusiennes
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Des recommandations pour l’émancipation de la femme rurale, au nom d’organisations onusiennes


De l’envoyée spéciale de l’APS : Sokhna Bator Sall

Ben Guérir (Maroc), 15 oct (APS) - Des représentantes d’organisations onusiennes dont ONU-Femmes ont émis plusieurs recommandations portant sur l’émancipation de la femme rurale, mardi, à Ben Guérir (Maroc), dans le cadre de la commémoration de à l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, a constaté l’envoyée spéciale de l’APS.

"Il faut un cadre réglementaire pour encadrer les femmes dans le milieu rural. Certes des avancées ont été enregistrées pour faire progresser le droit des femmes (...) mais il reste beaucoup à faire", a dit Rhiwi Leila, la représentante d’ONU femme au Maghreb. 
 
Mme Leila s’exprimait à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la femme rurale axée sur le thème "Femmes et filles rurales : partenaires incontournables pour construire le modèle de développement agricole d’aujourd’hui et de demain". 
 
Elle a évoqué les inégalités notées dans le domaine de l’éducation, de l’emploi, de la participation politique, de la santé, entre autres secteurs. 
 
"Dans ces quatre domaines, nous notons des inégalités entre les hommes et les femmes", a dit Mme Leila, pointant par exemple la déscolarisation des filles au niveau moyen et secondaire, une réalité qui "reste inquiétante". 
 
"Elles (les filles) n’accèdent souvent pas aux études supérieures pour des raisons socio-culturelles", et pour l’emploi, "le taux est très faible au niveau national", a-t-elle indiqué en citant le cas du Maroc. 
 
A l’en croire, "80% des femmes ne travaillent pas au Maroc, là où 60% de femmes s’adonnent à des travaux ruraux", alors que 70% d’entre elles "ne sont pas rémunérées".
 
"Il faut absolument révolutionner cet état de fait qui empêche un leadership social de la femme rurale", a plaidé la responsable de d’ONU femmes, selon qui la femme rurale "doit être protégée de cette immense charge de travail". 
 
Florence Rolle de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a elle fait état d’un "accès insignifiant" de la femme à la terre, alors que "l’agriculture aujourd’hui, a besoin de plus de compétences". 
 
"Même si elles ont accès à la terre, elles (les femmes) ont besoin de technologies adaptées à leurs besoins", a souligné Mme Rolle. 
 
Elle fait observer que les questions liées à l’accès à la terre, au financement et à l’information, constituent autant de leviers pour le développement des conditions de vie de la femme rurale.


 


SBS/BK