Antiterrorisme : l’UEMOA invitée à collaborer avec les organisations de la région
APS
AFRIQUE-SECURITE

Antiterrorisme : l’UEMOA invitée à collaborer avec les organisations de la région

Dakar, 27 oct (APS) – Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Bouréima, a invité les pays membres de l’UEMOA, vendredi, à Dakar, à une ’’coopération plus accrue’’ avec la Cédéao, le G5 Sahel et l’Autorité de développement intégré de la région Liptako-Gourma (ALG), pour parer aux ’’menaces terroristes’’.

’’Je crois pouvoir me faire l’écho de tous, en soulignant que notre Union doit accorder à ces fléaux un ordre de priorité élevé, dans le prolongement des efforts des Etats concernés à travers notamment une coopération plus accrue avec la Cédéao, le G5 Sahel et l’Autorité de développement intégré de la région Liptako-Gourma (ALG)’’, a dit M. Bouréima.
 
Il s’exprimait à l’ouverture de la troisième réunion du "Comité de haut niveau de l’UEMOA sur la mise en œuvre de la politique commune dans le domaine de la paix et de la sécurité", à Dakar.
 
L’ALG est une organisation constituée du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Elle a été créée le 3 décembre 1970, à Ouagadougou.

La Cédéao est constituée de 15 Etats d’Afrique de l’Ouest, dont les huit membres de l’UEMOA.

Le G5 Sahel est une organisation créée en 2014 par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, pour servir de "cadre institutionnel de coordination et de suivi [des] politiques de développement et de sécurité" des Etats membres.
 
La zone UEMOA est confrontée à une "persistance de la menace terroriste", notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger, trois de ses huit pays membres, a souligné M. Bouréima.
 
Cette région fait aussi face à des "activités connexes", dont "l’extrémisme violent, les trafics de drogue, d’armes et d’êtres humains", selon le président de la Commission de l’UEMOA.
 
"Les problématiques auxquelles sont confrontés les trois pays (Burkina Faso, Mali et Niger) concernent en l’occurrence le manque de ressources humaines, matérielles et d’infrastructures des forces de défense et de sécurité, la montée de l’insécurité et du sentiment d’abandon des populations, la pauvreté et le recrutement de terroristes", a-t-il expliqué.
 
Abdallah Bouréima a aussi invité les pays de la zone UEMOA à "l’élaboration d’outils et d’instruments communautaires, en vue de rationaliser la gouvernance politique dans la consolidation de la démocratie, ainsi que la promotion et la sauvegarde des droits humains".
 
Une réunion de l’UEMOA sur sa politique de paix et de sécurité s’est ouverte vendredi matin à Dakar, sous la présidence du chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall.
 
Il s’agit de la troisième réunion du "Comité de haut niveau de l’UEMOA sur la mise en œuvre de la politique commune dans le domaine de la paix et de la sécurité".
 
Le Comité de haut niveau de l’UEMOA sur la paix et la sécurité est constitué des ministres chargés des Affaires étrangères, de la Sécurité et des Finances des Etats membres.
 
Le président de la Commission de l’UEMOA, le gouverneur de la BCEAO, la banque centrale de cette organisation d’intégration économique, et le président de la Banque ouest-africaine de développement, sa banque d’investissement, sont membres du Comité de haut niveau.
 
L’UEMOA est constituée de huit pays membres : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
 
Le 6 juin 2012, à Lomé (Togo), les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont créé le Comité de haut niveau sur la mise en œuvre du "Chantier Paix et Sécurité dans l’espace UEMOA" et ont confié la présidence de ses travaux à Macky Sall.
 
Ils ont ensuite adopté le 24 octobre 2013, à Dakar, l’Acte additionnel instituant la politique commune de l’UEMOA dans les domaines de la paix et de la sécurité. 
 
Lors d’une session extraordinaire tenue à Dakar en juin 2016, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation ont adopté un "plan d’action pour la paix et la sécurité dans l’espace UEMOA".


BHC/ESF/PON