Thiès : Des officiers stagiaires de 18 pays africains bouclent leur formation à l’EAI
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Thiès : Des officiers stagiaires de 18 pays africains bouclent leur formation à l’EAI

Thiès, 17 juin (APS) - Deux promotions de soixante-cinq officiers du Sénégal et de 17 autres nationalités africaines ont reçu, mercredi, leur parchemin sanctionnant deux formations de cinq et 9 mois à l’Ecole d’application de l’infanterie (EAI).
 
Ils étaient trente officiers sénégalais et 35 venant de 17 autres pays africains, à avoir bouclé leur formation. 
 
Le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Congo, Djibouti, le Gabon, la Guinée Equatoriale, Madagascar, le Mali, Mauritanie, le Niger, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, la Guinée, Tchad et le Togo y sont représentés.
 
Une cérémonie de remise de diplômes s’est tenue à l’Ecole d’application de l’infanterie (EAI) de la base militaire de Thiès, sous l’égide du chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT), le général de brigade, Fulgence Ndour. 
 
Chez les 50 officiers stagiaires du Cours d’application des chefs de section d’infanterie (CACSI) qui ont suivi leur stage de septembre 2019 à janvier 2020, vingt sont venus du Sénégal. Le sous-lieutenant Houédji Bawa Désiré de la Côte d’Ivoire est classé premier. 
 
Le Cours de formation des futurs commandants d’unité (CFCU) blindé comptait 15 officiers stagiaires, dont des ressortissants d’autres pays africains, à raison d’un officier stagiaire par pays. Le lieutenant Aliou Sarr, du Sénégal est major de cette promotion.
 
Le stage du CACSI a la ‘’particularité d’être dense et éprouvant’’, a relevé le commandant de l’EAI, le colonel Thierno Ndour. Il permet de former des chefs de section polyvalents, ‘’capables de conduire les hommes au combat’’, a-t-il noté.
 
Ses modules ont pris en compte les évolutions notées dans les théâtres d’opération et l’environnement militaire. Ils ont porté sur le tir au combat, la lutte contre les engins explosifs improvisés, les stages d’aguerrissement dans les centres d’entraînement tactique de Patassi et Toubacouta, la formation aux actions en zone urbaine, etc.
 
Les officiers stagiaires ont aussi été formés aux techniques de communication avec les médias et sensibilisés au droit humanitaire international, avec un accent sur l’adaptation des enseignements aux réalités des armées dont ils sont issus. 
 
Le commandant d’école a invité les futurs responsables militaires à faire preuve d’"adaptation et d’intelligence de situation’’. 
 
Le CEMAT, le général de brigade Fulgence Ndour, a ajouté à ces conseils la nécessité d’"ériger l’intégrité en vertu cardinale’’ et de procéder au ‘’commandement par l’exemple’’. 
 
Il a loué leur capacité à mener à bien leur formation, malgré un contexte de covid-19. 
 
L’officier n’a pas manqué de saluer le soutien de la France, représenté à cette rencontre par l’attaché de défense de son ambassade. Elle contribue au ‘’relèvement’’ du niveau d’équipement pédagogique et à l’"amélioration croissante’’ de la qualité de l’instruction, a dit le général Ndour. 
 
Le colonel Thierno Ndour a saisi l’occasion pour évoquer les deux défis de diversification des filières et d’augmentation des capacités d’accueil de l’EAI, inscrits dans le plan Armée horizon 2025. 
 
Un plan d’amélioration de l’environnement de l’école a été validé et débutera ‘’sous peu’’, a-t-il annoncé.


ADI/OID/ASB