Des organisations exigent la ‘’libération immédiate et sans condition’’ de l’activiste nigérien Ali Idrissa
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AFRIQUE-NIGER-SOCIAL

Des organisations exigent la ‘’libération immédiate et sans condition’’ de l’activiste nigérien Ali Idrissa

Tambacounda, 28 mars (APS) - Les coalitions ’’Publiez ce que vous payez’’ en Afrique francophone exigent la libération immédiate et sans condition de leur camarade Ali Idrissa, ainsi que de 22 autres acteurs de la société civile arrêtés dimanche, lors d’une manifestation contre une loi de finance jugée défavorable au peuple nigérien.
 
’’Les coalitions Publiez ce que vous payez en Afrique francophone exigent la libération immédiate et sans condition de (leur) camarade Ali Idrissa et de tous les autres acteurs de la société civile interpellés dans cette affaire’’, note un communiqué, lu à la presse par le président de Publiez ce que vous payez au Sénégal, Ibrahima Sory Diallo, par ailleurs représentant de l’Afrique francophone au Conseil mondial de ladite Organisation.
 
Ali idrissa membre fondateur de la coalition Publiez au Niger et président du Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (ROTAB) prenait part à une marche, pour protester contre une loi de finance introduisant de nouvelles taxes sur l’électricité, l’habitation, entre autres.
 
En compagnie d’autres acteurs de la société civile, ils ont marché malgré l’interdiction de la manifestation par les pouvoirs publics qui ont évoqué, notamment des raisons sécuritaires, rapporte M. Diallo. 
 
‘’Aux dernières nouvelles Ali Idrissa serait placé à la prison de Filingué à 180 km de Niamey’’, la capitale nigérienne, a-t-il poursuivi. La télévision privée ‘’Labari’’ dont l’activiste est le promoteur, a aussi été fermée, suite à cette manifestation.
 
‘’Les coalitions publiez ce que vous payez en Afrique francophone rappellent que les citoyens et citoyennes nigériens ont parfaitement le plein droit de signifier pacifiquement à leurs pouvoirs publics centraux, leur opposition à toute politique de nature à impacter négativement leur vie’’, relève, encore le communiqué .
 
Elles invitent les organisations internationales telles que la commission des droits de l’homme de l’ONU, l’Union africaine, la CEDEAO et l’UEMOA à se prononcer ‘’dans les meilleurs délais sur les nombreux cas de violation des droits fondamentaux des citoyens nigériens’’.
 
M. Diallo a précisé que ce point de presse est la première d’une série d’actions, à venir si une solution n’est pas trouvée à cette arrestation, et qu’il n’est pas exclu que les coalitions ‘’interpellent directement’’ les représentations nigériennes et les institutions internationales comme la CEDEAO.
 
 

ADI/OID