Moustapha Cissé Lô invite le Parlement de la CEDEAO à repenser son
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AFRIQUE-POLITIQUE-INTEGRATION

Moustapha Cissé Lô invite le Parlement de la CEDEAO à repenser son "organisation interne"

Dakar, 10 fév (APS) – Le Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest doit revoir son "organisation interne", a affirmé, vendredi, à Abuja, son président Moustapha Cissé Lô.

 
Selon M. Lô, cette réforme est un "défi" que doit relever cette institution communautaire à la suite de l’adoption, le 17 décembre dernier, par les chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO, d’un texte relatif au "renforcement" de ses "prérogatives".
 
Il intervenait à une session extraordinaire du Parlement de la CEDEAO, ouverte vendredi, à Abuja, pour prendre fin mercredi prochain.
 
Le texte adopté par les chefs d’Etat appelle l’organe parlementaire à "exercer les fonctions traditionnelles d’un Parlement". 
 
Il permet à l’institution parlementaire dirigée par Moustapha Cissé Lô d’être "obligatoirement saisi et d’émettre des avis sur un certain nombre de politiques et programmes de la communauté́ (la CEDEAO, Ndlr)". 
 
"Les parlementaires de la CEDEAO seront sollicités pour donner des avis simples, des avis conformes et des avis contraignants" sur l’organisation de leur institution, a dit Moustapha Cissé Lô, qui est par ailleurs vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal.
 
Le texte adopté en décembre par les chefs d’Etat de l’organisation régionale "impose alors le défi de repenser l’organisation interne du Parlement, sa disponibilité, son engagement à pousser plus loin la démocratie".
 
M. Lô a exhorté ses collègues "à mériter et à consolider cet acquis, et à œuvrer plus profondément dans l’amélioration de la démocratie au sein de la CEDEAO".
 
Il a salué la "bonne tenue", fin 2016, des élections présidentielles au Ghana et en Côte d’Ivoire, et "le rétablissement des droits du nouveau président de la République de Gambie, Adama Barrow".
 
Ce dernier a pris le pouvoir à Banjul, grâce à une médiation de l’organisation, à la suite de la contestation de sa victoire par son prédécesseur Yahya Jammeh, lors de l’élection présidentielle du 1er décembre.
 
Le vice-président de la Commission de la CEDEAO, Edouard Singathey, cité par le communiqué, affirme que "la crise en Gambie démontre la pertinence du renforcement des prérogatives du Parlement" de l’organisation.
 
A l’occasion de la session parlementaire ouverte ce vendredi, M. Singathey a aussi rappelé "les nombreux défis politiques, socioéconomiques et sécuritaires auxquels la CEDEAO est confrontée".

SK/ESF