Le Maroc accorde plus de bourses aux étudiants africains après son retour dans l’UA (responsable)
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AFRIQUE-FORMATION

Le Maroc accorde plus de bourses aux étudiants africains après son retour dans l’UA (responsable)

De l’envoyé spécial de l’APS : Alioune Diouf

Rabat, 30 nov (APS) - Le Maroc a augmenté le nombre de bourses qu’il accorde aux étudiants d’Afrique subsaharienne, depuis sa réintégration de l’Union africaine en janvier 2017, les portant de 9.000 à 11.000 pour l’année académique en cours, a indiqué le directeur de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) Mouhamed Methqal.

Dans sa politique internationale tournée en priorité vers l’Afrique, le Maroc accorde "une attention particulière" au développement du capital humain, par l’accueil de plus en plus d’étudiants africains, a-t-il indiqué. 
 
Sur les 13.000 étudiants étrangers de 70 nationalités arrivés au Maroc cette année, les 11.000 viennent de 43 pays subsahariens, a-t-il dit. Ils sont inscrits dans des filières universitaires, techniques et professionnelles.
 
M. Methqal recevait des correspondants d’agences de presse africaines en formation depuis lundi à Rabat, la capitale marocaine.
 
Le nombre d’étudiants subsahariens a connu une hausse depuis la réintégration du Maroc au sein de l’UA, le 1-er janvier 2017, puisqu’ils étaient jusque-là 9.000 venus de 44 pays africains. 
 
Les quotas de bourses accordées à différents pays ont été augmentés et varient selon la nationalité. Chaque pays visité par le Roi Mohamed VI a vu son quota augmenter, a dit Faicel Farchado, chef du département de la coopération technique de l’AMCI.
 
Le Sénégal a 150 étudiants boursiers, la Mauritanie 300 et la République démocratique du Congo 35. 
 
Une cité universitaire internationale d’une capacité de 800 lits leur est dédiée, dans la capitale Rabat. 
 
Sur les 800, seuls 50 sont occupés par des nationaux, les 750 autres par les autres ressortissants africains, selon M. Farchado. 
 
Pour M. Metqal, cette cité gérée directement par l’AMCI se veut "un site de brassage" entre Africains.
 
Pour ne pas que la langue constitue une barrière dans cette politique panafricaine, un centre de langue forme les pays non francophones au français pour les aider à suivre les études universitaires.
 
Créée depuis 1986, l’AMCI, première agence de coopération africaine, est la cheville ouvrière de cette politique, qui a permis à ce jour de former 30.000 Africains dans les sciences et techniques, les sciences juridiques, économiques et sociales ainsi que dans la médecine, note le diplomate.
 
Elle s’occupe aussi de formation de cadres du secteur public, à travers des stages de formation. 
 
La formation des 16 correspondants régionaux des agences de presse africaine s’inscrit dans ce volet renforcement des capacités humaines sur le continent.
 
Pour le diplomate marocain Mohamed Methqal, cette démarche de solidarité s’inscrit dans un souci de partager la "modeste" expérience marocaine en matière développement avec les pays africains. 
 
"Le Maroc était à un même niveau de développement que tous pays au moment des indépendances", relève-t-il.
 

ADI/BK