L’UA approuve les statuts de la Commission africaine de l’audiovisuel et du cinéma
APS
AFRIQUE-CINEMA

L’UA approuve les statuts de la Commission africaine de l’audiovisuel et du cinéma

Dakar, 20 sept (APS) – Les statuts de la Commission africaine de l’audiovisuel et du cinéma (AACC, en anglais), une instance visant le renforcement de l’industrie cinématographique en Afrique, ont été adoptés par l’Union africaine, annonce la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI) dans un communiqué.
 
Ce document a été adoptés lors de la session extraordinaire du comité technique spécialisé de l’UA sur la jeunesse, la culture et le sport, qui a réuni les ministres de la Jeunesse, de la Culture et du Sport des Etats membres de l’UA, les 13 au 14 septembre derniers à Nairobi, au Kenya. 
 
Le communiqué rappelle que la Commission africaine de l’audiovisuel et du cinéma, une institution spécialisée de l’Union africaine, a été créée en juin 2016 à Addis-Abeba, en Ethiopie.
 
La Commission africaine de l’audiovisuel et du cinéma "responsable de la promotion, du développement rapide de l’industrie audiovisuelle et cinématographique en Afrique", souligne la même source.
 
A travers ses différentes missions, elle est appelée à encourager "la création de structures appropriées aux niveaux national, régional et continental’’, dans le cadre du renforcement de la coopération entre les Etats africains dans le domaine de l’audiovisuel et du cinéma. 
 
Elle "fera la promotion de l’utilisation des expressions audiovisuelles et cinématographiques comme facteurs de création d’emplois, d’intégration, de solidarité, de respect des valeurs et de compréhension mutuelle pour favoriser la paix, une image positive de l’Afrique et prévenir les conflits", apprend-on du communiqué de la FEPACI.
 
Il rappelle que "l’industrie de l’audiovisuel et du cinéma représente 5 milliards de dollars américain dans le Produit intérieur brut (PIB) continental, employant environ 5 millions de personnes". 
 
"Avec la poussée actuelle pour son développement, cette industrie devrait atteindre plus de 20 millions d’emplois et une contribution annuelle de 20 milliards de dollars américain", soutient la FEPACI, présidée par le Malien Cheikh Oumar Sissoko, ancien ministre de la Culture du Mali.
 
Joint au téléphone, le secrétaire régional de la zone 2 de l’Afrique de l’Ouest de la FEPACI, le cinéaste sénégalais Cheikh Ngaïdo Ba, s’est dit "satisfait" de l’adoption des statuts de l’AACC par l’UA. 
 
"Cela va permettre à l’Afrique de financer son cinéma", a soutenu M. Bâ, par ailleurs président de l’Association des cinéastes sénégalais associés (CINESEAS). 
 
Selon Cheikh Ngaïdo Ba, la mise en place d’un "Fonds panafricain du cinéma et de l’audiovisuel", de même que la création de "centres d’excellences africains pour la production et la postproduction", font parties des chantiers de la Commission africaine de l’audiovisuel et du cinéma.
 
"Nous attendons le congrès de la FEPACI, prévu en 2018, pour la mise en place du Fonds panafricain du cinéma et de l’audiovisuel, qui doit suivre avec des fonds sous régionaux pour être efficace selon les régions de l’Afrique notamment l’UEMOA par exemple, la CEMAG, etc.", explique le secrétaire régional de la zone 2 de l’Afrique de l’Ouest de la FEPACI. 
 
Selon lui, "le président Macky Sall avait déjà donné son accord de principe pour que le Sénégal abrite le Fonds panafricain du cinéma et de l’audiovisuel, puisqu’il a été le premier en Afrique subsaharienne à mettre en place" à mettre en place une structure similaire, en l’occurrence le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuel (FOPICA). 
 
L’idée du Fonds panafricain du cinéma et de l’audiovisuel a été lancée en février 2011, lors du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (PESPACO), au Burkina Faso. 
 
Un appel avait été lancé au secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) de l’époque, Abdou Diouf, pour qu’il aille convainc ses ex-pairs de la nécessité de mettre en place un tel fonds. 
 
FKS/BK
 


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