L’autonomisation des femmes et des filles est au cœur du mandat de l’UNFPA (Secrétaire exécutive)
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L’autonomisation des femmes et des filles est au cœur du mandat de l’UNFPA (Secrétaire exécutive)

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Abdoulaye Iba Faye+++

Bruxelles, 6 oct (APS) – La nouvelle secrétaire exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Dr Natalia Kanem a indiqué, vendredi à Bruxelles (Belgique), que l’autonomisation des femmes et des filles est au cœur du mandat de l’organisme onusien.
"L’autonomisation des femmes commence par le droit de gouverner leur propre corps, de vivre dans la dignité, la santé et le bien-être" a-t-elle notamment dit lors de son intervention à la 4ème édition de "Rebranding Africa Forum 2017".
 
Cette rencontre ouverte jeudi par une Session satellite sur le thème "Investir dans la jeunesse pour tirer pleinement profit du dividende démographique : Progrès et Perspectives" a vu la participation de plusieurs personnalités et organismes dont le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).
 
Selon la SE de l’UNFPA, "l’autonomisation des femmes commence par le droit à l’éducation, la liberté de se marier au moment voulu avec la personne choisie, d’avoir des enfants quand elles le souhaitent et de se livrer en toute sécurité si elles décident de tomber enceinte".
 
"Cela signifie pouvoir vivre sans violence et discrimination et avoir des possibilités de travail et de leadership", a fait remarquer Dr Kanem, cinquième directrice exécutive de l’UNFPA depuis l’entrée en vigueur du Fonds en 1969.
 
"C’est la vision qui guide tout ce que nous faisons à l’UNFPA, et nous intensifions nos efforts pour réaliser cette vision pour les femmes et les filles que nous servons en nous concentrant sur trois objectifs ambitieux et transformateurs" a-t-elle dit.
 
Pour elle, il s’agit de "mettre fin à la mortalité maternelle évitable, aux grossesses non désirées, au besoin non satisfait en planification familiale […], y compris les pratiques nuisibles, telles que le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines, d’ici 2030".
 
An l’en croire, "les femmes autonomes s’identifient à famille, à la communauté, à un environnement prospère".

Et Dr Kanem d’ajouter qu’"investir sur les femmes et les adolescentes africaines est essentiel si nous voulons atteindre les objectifs de développement durable et les aspirations de l’Agenda 2063 pour l’Afrique".
 
Rendant à son défunt prédécesseur, Natalia Kanem a souligné que "la forte voix et le plaidoyer du docteur Babatunde Osotimehin ont également fait du dividende démographique un cri de ralliement autour du monde".

LTF/PON