L’Afrique ne doit pas abandonner son espace maritime aux criminels, selon Idriss Déby Itno
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SENEGAL-AFRIQUE-SECURITE

L’Afrique ne doit pas abandonner son espace maritime aux criminels, selon Idriss Déby Itno

+++De l’envoyé spécial de l’APS, Birane Hady Cissé+++

Lomé, 15 oct (APS) - Les pays africains ne doivent, "sous aucun prétexte ‘’, abandonner ‘’leur espace maritime aux "crminels", a déclaré, samedi, à Lomé, le président en exercice de l’Union africain (UA), le président tchadien Idriss Déby Itno.

‘’Nous ne devrions, sous aucun prétexte, abandonner notre espace maritime à des terroristes, brigands et autres trafiquants criminels faisant de cet espace un lieu de prédation et d’insécurité’’, a-t-il dit. Le président tchadien s’exprimait à l’ouverture, dans la capitale togolaise, du Sommet extraordinaire de l’UA sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement.
 
Le Sommet extraordinaire de l’UA sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique s’est ouvert samedi matin à Lomé.
 
Plusieurs chefs d’Etat, dont le président Macky Sall, prennent part à cette rencontre. Ouvert part le président togolais, Faure Gnassingbé, le sommet réunit les chefs d’État et de gouvernement des 54 pays membres de l’UA, ainsi que des experts et leaders du monde économique. Ils doivent définir une feuille de route sur la sécurité maritime en Afrique. 
 
Selon le président Déby Itno, la réponse idoine à ces multiples et complexes menaces est l’adoption de la Charte sur la sûreté et la sécurité maritime et le développement.
 
‘’Une fois adoptée et entrée en vigueur, elle marquera sans nul doute une étape décisive dans la dynamique de préservation de l’environnement marin sous toutes ses formes et le développement d’une croissance durable pour le continent’’, a-t-il soutenu.
 
Pour le président en exercice de l’UA, la charte constitue un ‘’instrument juridique’’ facilitant la mutualisation de moyens et la mise en place des mécanismes de coordination et de surveillance contre toutes les menaces dans l’espace maritime africain.
 
Il ajoute qu’elle permettra de promouvoir le commerce, l’exploitation des immenses potentialités du domaine maritime, ainsi que la création de richesses et d’emplois dans plusieurs secteurs.
 
Pour sa part, le président togolais, Faure Gnangssibé, estime que pour être un ‘’acteur efficace’’ dans la coalition internationale pour la croissance et le développement, l’Afrique doit faire preuve de sa capacité à faire face aux défis politique, économiques et sécuritaires que pose l’immensité de ses mers et océans.
 
Il évoque ‘’la nouvelle frontière de la renaissance africaine pour une prospérité partagée fondée sur la sécurité et la sûreté maritime ouverte sur le monde que nous voulons libérer de la pauvreté, de la peur et de la violence’’.
 
Le sommet doit déboucher sur la signature, par les chefs d’Etat et de gouvernement, d’une charte pour la sécurité et la sûreté maritime et le développement, dite Charte de Lomé.
 
Le comité exécutif de l’Union africaine, réuni à Lomé en prélude à la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement, a entériné jeudi le projet de charte.
 
Arrivé en début de soirée à Lomé, le président Sall a rencontré les ressortissants sénégalais du Bénin et du Togo.
 
Le Chef de l’Etat regagne Dakar à la fin du sommet.

BHC/ASG