Un officiel marocain appelle à considérer la migration comme un ’’levier de développement’’
APS
AFRIQUE-MIGRATION

Un officiel marocain appelle à considérer la migration comme un ’’levier de développement’’

Rabat, 22 nov (APS) - Le ministre marocain en charge de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli a appelé, jeudi à Rabat, à considérer la migration comme un ’’levier pouvant être déterminant dans le développement d’un pays’’.

"Il faut cesser de voir la migration comme un problème. C’est davantage un levier et il peut être déterminant", a-t-il dit à l’ouverture du forum sur la paix et la sécurité. "Redéfinir les axes de coopération internationale faces aux menaces du XXIème siècle" est le thème de cette troisième édition.

"La migration concerne aussi bien les pays du nord que ceux du sud, les pays riches comme les moins riches. C’est avant tout une question de perception et d’approche", a estimé le ministre marocain.

Selon lui, "de grands pays n’auraient pas été des puissances mondiales sans une migration qui a beaucoup apporté sur le plan économique, social, culturel et politique". 

Mohcine Jazouli a souligné que la problématique de la migration "fait partie des discours de nombreux politiciens tant dans les pays développés que dans les pays les moins avancés".

"Le développement socio-économique est le premier rempart contre la migration clandestine or le PIB de l’ensemble du continent africain est de 2 200 milliards de dollars pour une population de 1, 2 milliard d’habitants, soit un PIB par habitant de 1800 dollars", a-t-il fait remarquer.

"Ce PIB de 54 pays africains de 2 200 milliards de dollars équivaut à peine celui d’un pays moyen d’Europe comme la France", a fait savoir l’officiel marocain

"L’Afrique doit atteindre un PIB africain de 22 000 milliards de dollars, soit dix fois celui actuel, pour rattraper son retard. Pour ce faire, il faudrait un taux de croissance annuel pour l’ensemble du continent africain de 7 % contre la croissance actuelle continentale moyenne évaluée à un taux de 2 %", a-t-il expliqué.

"Ce sont des défis énormes que l’Afrique est condamnée à relever pour des questions de sécurité et pour bien d’autres", a-t-il ajouté.

FD/ASB/AKS