Fatick : les populations invitées à une plus grande résilience dans la gestion des ressources naturelles
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SENEGAL-ENVIRONNEMENT-APPEL

Fatick : les populations invitées à une plus grande résilience dans la gestion des ressources naturelles

Ndoumboutje (Toubacouta), 7 août (APS) - Le gouverneur de Fatick (ouest), Souleymane Cissé, a invité dimanche les populations à plus de résilience dans la gestion des ressources naturelles.
 
"Nous devons nous tourner nécessairement vers des solutions plus durables de gestion irréversible de nos ressources naturelles et moyennant une plus grande capacité de résilience et donc un changement de comportement", a-t-il déclaré.
 
M. Cissé présidait à Ndoumboutje (Toubacouta), dans le département de Foundiougne, la cérémonie officielle de la Journée nationale de l’arbre.
 
Cet évènement annuel, commémoré le premier dimanche du mois d’août. L’édition 2016 porte sur le thème "Promouvoir une économie forestière génératrice de revenus pour les populations locales et créatrice d’emplois verts dans l’esprit des objectifs de développement durable".
 
Ce thème est associé au slogan "Combattons la destruction de nos forêts, préservons nous", avec comme arbre parrain le vène, de son nom scientifique "pterocarpus erinaceus".
 
Cet arbre est "une espèce résistant au feu, fixatrice d’azote. De même, elle procure des services variés aux populations", a rappelé le gouverneur.
 
"Le choix de ce thème, a-t-il poursuivi, traduit si besoin est, la volonté du gouvernement de protéger cette espèce particulièrement ciblée et en proie à une exploitation abusive et clandestine notamment le long de la frontière" avec la Gambie.
 
"Sur le plan mondial, les statistiques révèlent que les quantités de bois de vène en grumes exportées vers la Chine sont passées de 70m3 à plus de 149 000 m3 entre 2009 et 2015", a signalé le gouverneur.
 
Selon Souleymane Cissé, le Sénégal "se trouve aujourd’hui dans une situation d’urgence écologico-environnementale. Cette dernière est certes aggravée par les effets du changement climatique mais aussi, par des comportements inappropriés induits par des habitudes de confort qui ne sont plus en adéquation avec le potentiel disponible de nos ressources naturelles’’.
 
"La destruction de la biomasse résulte en grande partie des défrichements inappropriés pour les champs de culture et de la prédominance du bois comme source de d’énergie culinaire", a-t-il déploré.
 
Aussi M. Cissé a-t-il lancé "un appel à tous les patriotes, tous les amis de la nature, aux jeunes, aux femmes et aux chefs de village’’, les invitant à ’’veiller à la protection de nos forêts et à les défendre farouchement".
 
Il a également demandé "une proche collaboration avec les services de sécurité et de défense pour mieux protéger ce qui nous reste comme massifs forestiers". 
 
D’ailleurs, a-t-il annoncé, "des actions combinées avec les forces de sécurité et de défense seront déroulées pour mettre fin à cette déforestation sauvage, tout au plus, regrettable".
 
De l’avis de Souleymane Cissé, en définitive, "il ne reste plus qu’à capitaliser les bonnes pratiques et les mettre en échelle".
 
FD/BK