25 000 ha de terres restaurés chaque année au Sénégal (tutelle)
APS
SENEGAL-ENVIRONNEMENT-CONSERVATION

25 000 ha de terres restaurés chaque année au Sénégal (tutelle)


Thiès, 25 mars (APS) - La Direction des Eaux et Forêts et de la Grande muraille verte restaurent chaque année 25 000 hectares de terres dégradées, alors qu’environ 40.000 hectares de forêt sont détruites par an, a indiqué lundi à Thiès Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable.

‘’Dans le cadre de la reforestation des paysages dégradés, chaque année, la Direction des Eaux et Forêts et de la Grande Muraille Verte restaurent 25.000 hectares de terres dégradées’’, a notamment dit le ministre en charge de l’Environnement lors d’un atelier de partage sur le nouveau Code forestier.

Ce travail de restauration de terres dégradées s’opère à travers le reboisement, la régénération naturelle assistée, la mise en défense et la restauration des sols, a-t-il précisé.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a jugé cet ‘’effort appréciable’’ tout en estimant qu’il demeurait insuffisant pour neutraliser le rythme de déforestation, estimé à 40.000 hectares par an.

La tutelle s’est engagé ‘’de façon irréversible’’, dans l’aménagement participatif pour la gestion durable des forêts, a assuré Mame Thierno Dieng qui rappelle que cette option se traduit par l’abandon des quotas sur le charbon de bois et l’interdiction de l’exploitation du charbon de bois en dehors des forêts aménagées.

L’idée est d’ ‘’exploiter la forêt selon ses capacités réelles pour assurer sa pérennité au profit des générations actuelles et futures’’. Il est d’avis qu’ ‘’une réponse durable à la déforestation ne saurait faire l’économie d’une approche intégrée, prenant en compte les dimensions sociales, économiques, politiques et institutionnelles’’.

Il a évoqué la dimension sécuritaire de l’exploitation illicite du bois, notant qu’elle engendre des conflits et confrontations, entrainant des pertes en vies humaines.

A titre d’illustration, il a rappelé que les événements survenus à Boffa au Sud du pays liés au trafic du bois. Treize jeunes à la recherche de bois ont été tués et six autres blessés grièvement dans la forêt classée de Boffa Bayotte située de la commune de Boutoupa Camaracounda (Ziguinchor).

Suite à ce drame, le chef de l’Etat, Macky Sall, avait donné des instructions pour une révision du Code forestier, pour l’adapter davantage aux réalités du terrain et au contexte sous régional, régional et mondial. Le texte législatif et réglementaire révisé est marqué surtout par son caractère dissuasif, avec un durcissement des peines carcérales et financières.

ADI/AKS