Une journée de l’agroécologie à Thiès, le 10 octobre
APS
SENEGAL-AGRICULTURE-ECOLOGIE

Une journée de l’agroécologie à Thiès, le 10 octobre

Thiès, 3 oct (APS) - Un GIE dénommé Agrobusiness Agriculture biologique (AAB) projette d’organiser une journée de l’agroécologie à Thiès, le 10 octobre prochain, en vue de vulgariser davantage cette pratique culturale, a-t-on appris de son président.

"On a prévu de faire le 10 octobre, une journée sur l’agroécologie", a annoncé Abdou Niang, selon qui ce sera l’occasion d’aborder la problématique de l’agriculture biologique comparée à l’agriculture conventionnelle.
 
Abdou Niang qui rencontrait des journalistes vendredi dans la capitale du rail, a précisé que son GIE organisera cette journée de l’agroécologie en collaboration avec des ONG intervenant dans ce domaine.
 
Dans un contexte national de dégradation des sols, de destruction de l’environnement, de changements climatiques nécessitant une résilience, mais aussi de dépendance vis-à-vis de l’extérieur pour les semences maraîchères, l’ingénieur agronome, écologue et climatologue pense que "l’agroécologie est l’alternative". D’autant que cette question fait référence dit-il à une problématique mondiale.
 
"Ce que nous sommes en train de développer est une alternative dans l’agriculture qui va permettre à la fois de s’adapter aux changements climatiques et de résoudre le problème de l’érosion de nos ressources", a dit M. Niang dont le GIE, basé à Thiès, y dispose d’un bureau d’étude.
 
Il se dit prêt à travailler avec les ONG, organisations paysannes et particuliers qui le souhaitent dans les techniques d’agriculture biologique et assure que ’’la première préoccupation" de Agrobusiness Agriculture biologique est la santé des populations, menacée par les molécules toxiques contenues dans les engrais de synthèse.
 
Selon M. Niang, il existe des "moyens de changer les choses au niveau local", ce qui ne veut pas dire "réinventer la roue", mais simplement envisager de travailler en partenariat avec les acteurs sur le terrain. 
 
Il dit regretter que malgré l’existence depuis une trentaine d’années d’une centaine d’ONG actives dans l’agriculture sans engrais chimiques, "rien ne bouge".
 

ADI/BK