Les éco-villages, un ’’exemple de développement’’ (responsable PNUD)
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Les éco-villages, un ’’exemple de développement’’ (responsable PNUD)

Backombel (Mbour), 23 mai (APS) – Priya Gajraj, la représentante résidente du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), a salué mercredi, à Backombel (Mbour, ouest), le ’’bel exemple’’ que constituent les éco-village en matière de développement.


"Les éco-villages constituent un bel exemple de développement qui allie à la fois la bonne gouvernance, le renforcement de capacités, tout ce qui est microcrédit et autres activités génératrices de revenus, entre autres initiatives qui donnent aux populations l’opportunité de s’épanouir", a-t-elle notamment déclaré.

Elle s’exprimait lors d’une visite de terrain au site éco-village de Backombel, une localité située dans la commune de Sandiara, en compagnie du directeur général de l’Agence nationale des éco-villages (ANEV).

Ce site réalisé en partenariat avec le gouvernement du Sénégal, le Fonds mondial pour l’environnement (FME) et le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) montre ’’comment le développement durable peut être réussi en intégrant l’environnement et les bonnes pratiques en matière de gestion des ressources naturelles’’, a fait valoir Priya Gajraj.

"Le PNUD est en partenariat avec le FME pour soutenir l’approche éco-village. On va voir comment on va continuer ce soutien et même l’amplifier", a indiqué la représentante, qui relève que "Backombel est très certainement le lieu le plus propre au Sénégal et ce, grâce aux pratiques environnementales ainsi que la bonne gestion de la communauté".

Mamadou Barry, directeur général de l’Agence nationale des éco-villages (ANEV), a replacé le village au coeur des stratégies de développement.

"Nous nous sommes rendus compte que le développement ne peut se faire qu’à partir des villages. Et (...) nous sommes vraiment satisfaits de notre partenariat avec le PNUD", a dit Mamadou Barry évoquant un éventuel partenariat entre l’ANEV, le PNUD et le Fonds nordiques pour le développement des éco-villages à travers le Sénégal.

Selon le DG de l’ANEV, des sites éco-villages comme celui de Backombel ont contribué à vaincre l’insécurité alimentaire et énergétique, l’exode rural ou même l’émigration clandestine.

Le programme éco-village vise à promouvoir la bonne gouvernance locale en offrant de meilleures conditions d’existence et un bon cadre de vie aux communautés, a t-il relevé.

C’est dans cette dynamique que le site éco-village de Backombel, qui polarise neuf autres villages, a été lancé depuis 2011. Ces villages sont organisés en comités villageois où vivent, dans une parfaite harmonie, musulmans et chrétiens.

Ce village centre, avec l’appui de l’ANEV, dispose maintenant d’une plaque solaire de 1,4 kw, qui alimente chaque domicile, d’une boulangerie qui fonctionne au biogaz pour ravitailler les élèves, les parents, d’un jardin public qui a permis d’améliorer, de manière significative, le cadre de vie des habitants, mais aussi de fixer les jeunes au bercail.

Par rapport à la lutte contre l’insalubrité, Backombel qui fait partie des villages les plus propres grâce à l’engagement et à la détermination de ses populations qui font du compostage, ce qui permet d’utiliser des engrais chimiques.

Ici, la disponibilité de l’eau fait aussi que le maraîchage génère des recettes de huit millions de francs CFA par an pour les cinquante exploitants. Les foyers améliorés initiés toujours dans le cadre du programme des éco-villages permettent aux femmes de diminuer les agressions contre la nature.


ADE/OID/PON