Petite Côte : lancement d’un programme de bonne gouvernance écologique
APS
SENEGAL-COLLECTIVITES-ENVIRONNEMENT

Petite Côte : lancement d’un programme de bonne gouvernance écologique

Ngaparou (Mbour), 22 avr (APS) - Un programme d’accompagnement de la mutation écologique et économique par le développement d’une culture éco-citoyenne pour une gouvernance intercommunale participative des ressources naturelles, a été lancée, samedi, à Ngaparou, a constaté, l’APS. 
 
Piloté par l’ONG Enda Energie, au profit de l’entente intercommunale de la Petite Côte (EIPC, pour une gestion intégrée des zones côtières (GIZC), ce programme est financé par l’Union européenne (UE).
 
Selon le directeur de Enda Energie, Sékou Sarr, il s’agit plus particulièrement de renforcer les capacités des organisations de la société civile et de cinq des seize collectivités locales de Mbour, Saly-Portudal, Ngaparou, Somome et Malicounda, en vue de leur implication effective à l’élaboration et à la mise en œuvre de programmes de résilience au changement climatique et une utilisation sobre en carbone. 
 
"Ces cinq collectivités locales ont signé une entente intercommunale pour mutualiser leurs efforts et faire face à la lutte contre l’érosion côtière et pour une meilleure gestion des déchets", a précisé M. Sarr. 
 
Le programme, prévu pour une durée de trois ans", va contribuer à l’éducation à la citoyenneté, pour une transition écologique et économique dans cette entente", a expliqué M. Sarr. 
 
Il a salué l’initiative lancée en 2014 qui a permis aux maires des communes concernées de trouver un consensus pour mettre en place cette entente intercommunale. Cela s’est traduit, par la signature d’une charte d’intercommunalité autour de deux problématiques majeures : l’érosion côtière et la gestion des déchets. 
 
Cette initiative est aussi un prétexte pour Enda Energie de générer des évidences relatives à l’important rôle et à la prédominance de la territorialisation de l’action climatique consistant à la contribution déterminée nationale (CDN). La CDN était une recommandation du secrétariat des Nations unies sur les changements climatiques pour une mise en œuvre de l’Accord de Paris. 
 
Il s’agit aussi de mobiliser les connaissances et le savoir-faire de la diaspora au service des collectivités locales membres de cette entente. Sa finalité est, à travers une approche inclusive, des modèles de partenariats innovants et des espaces d’apprentissages de la triple transition, d’assurer le développement de réflexe éco-citoyen, auprès des populations, notamment les jeunes en matière de gestion de l’environnement. 
 
"Il s’agira aussi d’accompagner la planification et la mise en œuvre d’’’un agenda d’actions à co-bénéfice adaptation-atténuation" plus globalement de développement local durable et d’explorer, comment cette menace climatique peut être transformée en niches d’opportunités de développement, en vue de renforcer la résilience des communautés et restaurer la dignité", a expliqué Sékou Sarr. 
 
Enda Energie veut accompagner les populations à tirer davantage profit des transitions écologiques, énergétiques et citoyennes à travers la création d’emplois, d’entreprises sociales et d’espaces d’apprentissage pour les jeunes, les élus, sur le vivre-ensemble et les populations sur gains économiques liés au changement de comportement. 
 
"Le littoral constitue un dépotoir d’ordures", a déploré le directeur exécutif d’Enda Energie. A ce sujet, a-t-il proposé, "l’idée, d’organiser la collecte des déchets, mais également de trouver un espace pour la décharge et d’explorer les possibilités de valorisation de ces déchets pour faire des produits commercialisables, mais aussi faire de la valorisation énergétiques et renforcer le mix énergétique au niveau de ces collectivités locales".
 
Pour le maire de Mbour, El Hadji Fallou Sylla, président de l’EIPC, "une bonne gestion des déchets et leur valorisation peuvent constituer une alternative face à la cherté du coût de l’énergie électrique".

ADE/SBS/ASB