Djiby Diouf, Un écoguide qui transmet l’amour de son terroir aux visiteurs
APS
SENEGAL-CULTURE-PORTRAIT

Djiby Diouf, Un écoguide qui transmet l’amour de son terroir aux visiteurs


Voir la vidéo sur la visite du lieu mythique :



 


Djilor Djidiack (Fatick), 1er mai (APS) - Djiby Diouf, un écoguide qui frise les 60 ans fait transparaître dans ses explications son fort attachement à son terroir de Djilor Djidiack (Fatick) et transmet du coup cet amour aux visiteurs subjugués par le timbre de sa voix et sa maîtrise de l’histoire du village natal du premier président du Sénégal, Leopold Sédar Senghor.

 
 
Ce sérère aux traits et accents explicites s’emploie depuis son retour au bercail après un séjour de 17 années en terre française où il donnait des cours de danse cubaine (salsa) à vendre son terroir, mettre en exergue ses "énormes" potentialités économiques, culturelles, cultuelles, etc.

Djiby Diouf a fait ses humanités à l’école primaire de Djilor avant de poursuivre ses études à Kaolack et Dakar et a, tout de suite, après son échec au baccalauréat, jeté son dévolu sur l’écotourisme.


Il ne cesse de dire à qui veut l’entendre son envie de "faire de Djilor Djidiack un exemple de développement endogène" en faisant de la collecte de déchets une activité phare.


Appelé Monsieur Poubelle du fait de son engagement à rendre propre la localité, l’ancien professeur de salsa et entraîneur de football est porté par ses amis à la tête du bureau local des écoguides.

Pour ce père de famille de cinq enfants dont une fille métisse de 21 ans vivant en France, "la vie n’est pas que danse".

Djiby Diouf s’investit également dans l’élevage de poules, d’ovins, de bovins et de caprins. "Bien que musulman, j’élève des porcs et il n’ y a aucun inconvénient. Ici le dialogue inter religieux est dans les moeurs", a -t-il souligné.

L’écoguide et militant de la lutte contre l’insalubrité invite les jeunes africains en général à s’investir dans leurs terroirs pour apporter leur pierre dans la recherche d’émergence.

Le président du bureau des écoguides de Djilor, apparenté de par sa mère au premier président du Sénégal, parle de Léopold Sédar Senghor avec une "aisance captivante".

Amateur de couscous, ce presque sexagénaire est "plein d’énergie" et est "infatigable" quand il s’agit de faire le marketing de son terroir.


 


CC/PON