La gestion de l’environnement, futur
APS
SENEGAL-ENVIRONNEMENT-PERSPECTIVES

La gestion de l’environnement, futur "socle d’un Sénégal émergent’’ (ministre)

Saly-Portudal (Mbour), 17 mars (APS) - La définition et la conduite de la politique environnementale et de développement durable visent à faire en sorte qu’à l’horizon 2025, la gestion de l’environnement et la gouvernance verte soient "le socle d’un Sénégal émergent", a affirmé vendredi le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé. 
 
Ouvrant, vendredi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), la revue annuelle de performance de son ministère, il a précisé que le but est d’atteindre un "développement socio-économique inclusif et durable’’.
 
"Certes, [c’est] un objectif ambitieux, mais nous pensons être sur la bonne voie, puisque les résultats obtenus en 2016, et dont témoigne largement le rapport de performance, autorisent tous les espoirs’’, a-t-il estimé. 
 
Selon M. Baldé, le bilan technique et financier de l’exercice, qui correspond à la première année de mise en œuvre de la Lettre de politique du secteur de l’environnement et du développement durable 2016-2020, est "très encourageant’’. Il a souligné qu’il a été enregistré un taux d’exécution budgétaire de 82% et un taux de réalisation des prévisions de 83%. 
 
"Ces chiffres traduisent des résultats concrets obtenus dans les divers domaines de la gestion de l’environnement et des ressources naturelles’’, a-t-il fait valoir. Il a déclaré que l’exercice d’auto-évaluation et de planification, mené à travers cette revue annuelle, ne doit souffrir d’aucune complaisance. 
 
Il a réitéré "la ferme volonté’’ des pouvoirs publics à travailler avec tous les acteurs, "en intelligence parfaite’’ et sur la base du principe de subsidiarité, ainsi qu’à développer et mettre en œuvre les stratégies appropriées pour faire face à tous les défis. 
 
Il a invité à mettre plus de rythme et plus d’entrain dans la conduite des processus en cours, dont les plus saillants sont l’élaboration d’un programme décennal, la mise en place d’un observatoire du littoral, ainsi que le renforcement de l’appui financier aux collectivités locales dans leurs activités de planification et de gestion environnementales. 
 
Le groupe des partenaires techniques et financiers intervenant dans le secteur de l’environnement a salué la tenue de cette revue annuelle du ministère de l’Environnement et du Développement durable. Celui-ci est ainsi à l’épreuve de la gestion axée sur les résultats, qui est "une approche programmatique efficace’’ pour une prévision appropriée des ressources, a estimé Claudette Akiziwana du Progrmmae des Nations unies pour le développement (PNUD). 
 
"L’environnement, un bien commun des générations, subit des menaces graves d’ordre anthropique et naturel, qui sont en train d’infléchir fortement la trajectoire de développement, de saper des efforts en direction de la quête des objectifs de développement durable et sont également à l’origine de l’accroissement des flux migratoires, nourrissant les tensions, conflits et différentes formes d’extrémisme’’, a relevé Mme Akiziwana.
 
D’après elle, la mise en œuvre de programmes déjà définis par le ministère de l’Environnement et du Développement durable contribuera à la réalisation des engagements du Sénégal souscrits dans les accords mutilatéraux sur l’environnement, mais aussi à emprunter le chemin de l’émergence. 

ADE/ASG