Un officiel souligne la dimension transversale de la lutte contre les inondations
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SENEGAL-ASSAINISSEMENT

Un officiel souligne la dimension transversale de la lutte contre les inondations

Saly-Portudal (Mbour), 5 juil (APS) - Le secrétaire général du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Etienne Turpin, a souligné la dimension transversale de la lutte contre les inondations, qui ne saurait se limiter à la réalisation d’ouvrage de drainage.
 
L’Etat du Sénégal et ses partenaires techniques et financiers sont engagés dans une réflexion consistant à apporter des solutions pérennes à la récurrence des inondations, "en intégrant d’autres thématiques transversales comme l’environnement, l’urbanisme, l’aménagement du territoire, le changement climatique, le foncier, le genre et la protection des groupes vulnérables’’, a-t-il indiqué.
 
M. Turpin présidait mardi à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le démarrage d’une session de formation de l’Agence de développement municipal, la troisième du genre, visant à renforcer les capacités des acteurs nationaux et locaux en matière de planification urbaine à travers une maîtrise des documents et outils de planification.
 
Selon lui, "la solution viable et durable à la problématique des inondations ne saurait être réduite à la seule construction d’ouvrages de drainage d’eaux pluviales de façon continue".
 
"Les risques liés au changement climatique et aux catastrophes naturelles tels que les inondations, constituent une préoccupation croissante des autorités publiques du fait des menaces qu’ils font peser sur les personnes et les biens", a souligné le secrétaire général du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.
 
A titre illustratif, il a rappelé que les inondations d’août 2009 au Sénégal avaient occasionné des pertes estimées à plus de 44 milliards de francs CFA et plus de 300 mille sinistrés en zone périurbaine, à Dakar, citant une évaluation des services de l’Etat et des partenaires techniques et financiers dont la Banque mondiale.
 
 "D’après le même bilan, plusieurs secteurs avaient ressenti l’ampleur du phénomène pour ne pas dire la catastrophe. Le plus lourd tribut avait été payé par le logement avec 49%’’ des pertes occasionnées, a-t-il dit. 
 
"De même, les secteurs sociaux, les infrastructures et la production avaient eu leur part du sinistre qui avait impacté notoirement les ménages dont la plupart avaient vécu dans une situation de précarité et d’insécurité alimentaire", a ajouté M. Turpin.
 

ADE/BK