Le forum mondial de l’eau
APS
AFRIQUE-SENEGAL-SOCIETE

Le forum mondial de l’eau "Dakar 2021" est un enjeu collecif (société civile)

Saly-Portudal (Mbour), 19 juin (APS) - Le neuvième Forum mondial de l’eau, prévu à Dakar en 2021 et dont l’organisation constitue "un enjeu du peuple sénégalais tout entier", est une occasion de promouvoir davantage les mécanismes partenariaux, a indiqué Amacodou Diouf, président du conseil d’administration du Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (CONGAD).

Selon M. Diouf, "(....), l’enjeu de +Dakar 2021+, c’est l’enjeu du peuple sénégalais tout entier. Qu’il s’agisse des communautés de base, des organisations de la société civile ou encore du secteur privé comme de la partie gouvernementale". 
 
"C’est aussi un moment où il faut promouvoir davantage les mécanismes partenariaux dans le cadre d’abord de la conception, de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation des politiques en matière d’eau et d’assainissement", a-t-il dit mardi au cours du huitième atelier sous-régional des collectifs de la société civile du secteur eau et assainissement.
 
Cette rencontre, qui se poursuit jusqu’au 22 juin prochain à Mbour (Saly-Portudal), sera l’occasion d’un partage d’expériences entre organisations de la société civile agissant dans le secteur de l’eau et de l’assainissement au niveau de dix pays africains de l’ouest et du centre, dans le cadre du processus de préparation de "Dakar 2021".
 
 Avec cette rencontre, "nous avons espoir que le plaidoyer au niveau international sera porté et qu’en définitive, la position de la société civile sera entendue" sur la question de l’eau et de l’assainissement, a indiqué Amacodou Diouf.
 
Dans cette perspective, la tenue du Forum de l’eau à Dakar en 2021 "constitue un enjeu de taille pour nous et pour l’Afrique. Par voie de conséquence, il est extrêmement important que la société civile soit prête afin de donner des documents de position, mais aussi de mener une réflexion stratégique qui pourrait renforcer la position gouvernementale qui pourrait ne pas être la même", a-t-il relevé.
 
Il s’agit de "travailler dans une dynamique de production pays qui permette à ce que le peuple sénégalais se retrouve à travers des politiques d’eau et d’assainissement pour l’avenir de nos enfants", a souligné le président du conseil d’administration du CONGAD.
 
 
"On va essayer d’influencer l’architecture thématique du Forum pour que les enjeux qui nous sont chers soient intégrés. L’idée, c’est aussi, de pousser pour un Forum ambitieux avec des résultats politiques et opérationnels concrets", a de son côté expliqué Sandra Métayer, coordonnatrice de la "Coalition Eau", un collectif des ONG françaises du secteur de l’eau et l’assainissement.
 
"Donc, le Sénégal propose un Forum renouvelé avec une labélisation de projets-terrains, peut-être un sommet de chefs d’Etats ; des choses qu’on va encourager pour que le Forum aide à atteindre les objectifs des Nations unies sur l’eau et l’assainissement", a dit Mme Métayer.
 
Aussi a-t-il émis le souhait de voir cet atelier déboucher sur "une sorte de déclaration de la société civile d’Afrique de l’Ouest et du Centre sur ses attentes vis-à-vis du Forum et sur les enjeux majeurs qui doivent être traités".
 
ADE/BK