A Thiès, Ndèye Tické Ndiaye souligne l’importance de se retrouver autour de l’essentiel
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SENEGAL-COHESION

A Thiès, Ndèye Tické Ndiaye souligne l’importance de se retrouver autour de l’essentiel

Thiès, 1er fév (APS) - La ministre porte-parole du gouvernement, Ndèye Tické Ndiaye, a souligné samedi, à Thiès, l’importance pour toutes les composantes de la nation de se retrouver autour des "choses essentielles", dont la salubrité publique, pour le bon devenir du pays. 
 
"Nous pouvons nous retrouver sur les choses essentielles pour le devenir de notre nation", a dit à l’APS, la responsable sur les abords de l’avenue Caen où plusieurs équipes étaient à pied d’œuvre pour décrasser les lieux, à l’occasion la journée mensuelle de nettoiement initiée par le chef de l’Etat Macky Sall. 
 
Elle s’est félicitée de ce que "toute la population s’est donnée rendez-vous, la main dans la main, pour rendre la ville propre". Il s’agit à ses yeux, d’un acte "citoyen et civique", pour lequel, "on n’a pas besoin de casquette politique".
 
Diverses couches de la population, dont des élèves, des conducteurs de Jakarta, aux côtés de l’armée, de la gendarmerie, de la Maison d’arrêt et de correction (MAC), se sont retrouvées sur cet axe longeant le Lycée Malick Sy et la gendarmerie, armées de balais, machettes, cisailles, pour tailler les fleurs à l’abandon, ratisser les ordures.
 
Soulignant avoir participé à ce nettoiement parce qu’elle "fait partie de la population » thièssoise, Ndèye Tické Ndiaye estime que l’"essentiel" est que des citoyens prennent des initiatives pour nettoyer des endroits précis, en collaboration avec la collectivité territoriale.
 
Ndèye Tické Ndiaye a souligné la nécessité de veiller à ce que ces opérations s’inscrivent "dans la durée". "Il faut commencer, et il faut continuer", a-t-elle insisté.
 
D’où l’obligation de changer de comportements, et de faire en sorte que "le réflexe de la salubrité soit installé en chaque individu". C’est comme cela qu’on deviendra propre.
 
Appelant à cesser de jeter des ordures dans les rues et à assainir notre cadre de vie, à l’"agrémenter" en y plantant des arbres, elle constate que "les maisons sont propres, mais les rues ne le sont pas".
 
La santé, le respect de soi nous dictent la propreté, soutient la ministre, convaincue que les Sénégalais sont capables de rendre leurs villes propres, comme le font d’autres pays du monde, y compris en Afrique.
 
Saliou Ndiaye, coordonnateur du mouvement "Y en marre" et du collectif " Ñoo Lank", à Thiès qui était de la partie, a salué l’appel du président Macky Sall pour rendre les villes propres.
 
Il considère que le Chef de l’Etat "rejoint la dynamique" de leur mouvement qui s’investissait déjà sur le terrain de la citoyenneté avant son arrivée aux affaires, à travers son concept de nouveau type de Sénégalais.
 
"Il faut faire comprendre aux populations que si nos villes sont propres, elles le sont pour nous, elles ne le sont pas pour Macky Sall, ni pour un autre leader de l’opposition", a dit Saliou Ndiaye.
 
"Nous avons intérêt à nous regrouper pour refaire l’image de nos villes" pour en favoriser une perception "optimale", dans un contexte de "concurrence internationale" en matière de propreté et où "les villes les plus propres et les plus sécurisées sont les plus visitées", a-t-il estimé.

ADI/ASB