Samba Sylla, un écogarde qui célébre l’arbre chaque jour
APS
SENEGAL-ENVIRONNEMENT-PROFIL

Samba Sylla, un écogarde qui célébre l’arbre chaque jour

Kédougou, 7 août (APS) - Samba Sylla, un écogarde en service à la Réserve naturelle communautaire de Dindéfélo (Kédougou) et ’’fervent protecteur" de l’environnement, a fait de cette question une raison de vivre avant l’heure, un engagement qui prend désormais une résonance particulière dans un contexte de lutte contre les changements climatiques.
 
Samba Sylla passe plus de temps en brousse que parmi les humains se dit convaincu que "la meilleure façon de gérer durablement nos ressources est de nous transformer tous en protecteurs de l’environnement".
 
Il n’y a "pas qu’une journée de l’arbre mais plutôt 365 journées", fait valoir celui se targue de suivre parfois à la trace les chimpanzés, une espèce parmi d’autres en danger.
 
"Depuis 2012, je suis réveillé tôt le matin par une horloge programmée pour l’occasion en plus de l’appel du muezzin de la mosquée du village’’, en vue de ’’parcourir des kilomètres afin de m’enquérir de la situation de l’environnement", déclare-t-il à l’APS.
 
Il dit à qui veut l’entendre sa conviction selon laquelle les hommes doivent nécessairement "aller au-delà du discours et agir" pour le grand bénéfice de la nature qu’il observe au quotidien, du lundi au vendredi, depuis le lever du soleil des cimes des collines ceinturant Dindéfélo, une des dernières localités sénégalaises avant la Guinée Conakry voisine.
 
Selon ce soldat vert de la tête aux pieds, "il faut penser vert, agir vert et avoir une conscience verte chaque jour, tous les jours".
 
Capable de parler des chimpanzés avec aisance et passion, cet écogarde qui a toujours par devers lui un GPS, un téléphone et une caméra se dit meurtri par la pression énorme sur les ressources forestières et l’utilisation irrationnelle des massifs forestiers.
 
La quarantaine révolue et père de 3 enfants, Samba invite d’autant plus les décideurs à se convaincre qu’"aucun développement économique n’est possible sans une gestion durable des ressources".
 
Aussi ne professe-t-il qu’une chose : "La terre ne nous a pas été léguée par nos ancêtres mais bien prêtée par nos enfants. Donc nous devons la rendre sans hypothéquer l’avenir de nos enfants".
 
Cet écoguide qui raffole du fonio à la sauce d’arachide n’a qu’une expression à la bouche : "Sauvons la terre".
 
 
 

CC/PON/BK