Plaidoyer en faveur d’un investissement plus conséquent pour la gestion des forêts
APS
SENEGAL-MONDE-ENVIRONNEMENT

Plaidoyer en faveur d’un investissement plus conséquent pour la gestion des forêts

Dakar, 19 juin (APS) - Les délégués des 30 pays membres de la commission des forêts et de la faune sauvage de la FAO, réunis à Dakar mardi, plaident pour un investissement ‘’plus conséquent’’, en vue d’une gestion durable des forêts et de la faune sauvage, a indiqué le secrétaire général de ladite commission, Nora Berrahmouni.

La 21ème session de cette commission donne l’opportunité de discuter des méthodes et techniques en vue de booster le développement durable et la restauration des écosystèmes, a-t-elle souligné, en marge de cette rencontre, coïncidant avec la 5ème semaine africaine des forêts et de la faune sauvage. ’’Libérez les opportunités pour un développement durable en Afrique’’ est le thème de cette semaine.

Elle a indiqué que ‘’les 30 pays membres de la commission des forêts et de la faune sauvage échangent sur la situation des forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique, discutent des problématiques de développement en termes de politiques mais aussi d’approches et de méthodes techniques pour booster la gestion durable et la restauration des forêts et de la faune sauvage’’.

Sans faune sauvage ni forêt, dit-elle, ‘’on ne peut pas avoir de sécurité alimentaire, de développement des communautés locales [...]’’.

Elle a précisé que l’un des volets "consiste à travailler en coordination entre pays pour lutter contre l’exploitation et le commerce illicite du bois. ‘’D’autres initiatives seront mises en lumière pour gérer de manière durable ces forêts’’, a indiqué Mme Berrahmouni.

Cela va permettre de contribuer à la conservation de la biodiversité, à la lutte contre la dégradation des forêts et la désertification mais également de faire face aux effets des changements climatiques à travers l’adaptation et l’atténuation.

Ces mesures vont aussi contribuer à la réduction de la pauvreté et au développement socio-économique des populations locales, car ce sont elles qui doivent gérer les forêts. ‘’Il faudra les intégrer dans la gestion, leur permettre d’avoir des bénéfices’’, a-t-elle poursuivi.

A cet égard, la FAO apporte un appui aux gouvernements, notamment pour tenir ce forum régional pour apprendre des uns et des autres en vue d’avancer sur l’agenda du développement durable.

Elle a assuré que ‘’la Commission des forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique reste une plateforme d’échanges et de partage d’expériences indispensable pour parvenir à cet objectif’’.

Par ailleurs, les délégués des pays et les experts invités auront l’occasion d’échanger sur des thématiques diverses liées à la gestion durable des forêts et de la faune sauvage en Afrique, à travers des axes majeurs.

Il s’agit de la Grande Muraille verte africaine, de la gestion durable de la faune sauvage et de la lutte contre le trafic illicite transfrontalier des espèces de faune et de flore.

Entre autres aspects figurent également les petites entreprises forestières pour l’amélioration des moyens d’existence et la réduction de la pauvreté en Afrique.

Les discussion porteront également sur l’évaluation et la restauration des paysages africains dans un contexte de changement climatique ainsi que les résultats et messages clés du 4ème Forum africain pour le développement durable, tenu à Dakar du 02 au 04 mai dernier.

SBS/ASG/OID