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SENEGAL-AFRIQUE-ENVIRONNEMENT

"Rainwatch", une nouvelle plateforme pour la mise à disposition d’informations climatologiques

Dakar, 27 juil (APS) - Une nouvelle plateforme d’alerte précoce spécialisée dans la mise à disposition d’informations climatologiques ’’utiles’’ a annoncé, mercredi, le démarrage de ses activités au Sénégal, dans le domaine de l’accompagnement des communautés rurales jugées vulnérables.
 
Dénommée ’’Rainwatch’’, cette plateforme va mettre ses produits à la disposition des communautés ciblées et des différents acteurs concernés, ’’à temps réel’’, par l’entreprise notamment de décideurs du monde rural.
 
"Rainwatch cherche à identifier les voies et moyens de fournir des alertes précoces et d’accompagner par des actions concrètes, les communautés rurales vulnérables’’, a expliqué Galine Yanon, coordonnateur de l’équipe de mise en œuvre et chercheur à l’université de Reading (Angleterre).
 
Il intervenait à l’occasion d’un atelier régional tenu à Dakar en collaboration avec l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), avec la participation de plusieurs universités et instituts.
 
D’après M. Yanon, cet outil a été rendu opérationnel par les services météorologiques du Ghana, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et de la Sierra Léone, avec des extensions sollicités au Tchad et en Gambie.
 
Cette plateforme d’utilisation et de partage permet à ses utilisateurs de voir "de voir ce qui se passe en terme de pluviométrie au niveau d’une localité ou d’une station donnée" par exemple, a dit Galine Yanon.
 
Les recherches visant à améliorer cet outil ont été menées dans trois pays pilotes du programme, que sont le Sénégal, le Ghana et le Nigeria, a indiqué le chercheur. 
 
"Il est attendu, à terme, que Rainwatch contribue significativement à la stratégie de suivi régional et au développement d’un système robuste d’alerte précoce multirisque géré par le CILSS", le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), a fait savoir le coordonnateur.
 
Le Sénégal, membre de cette plateforme, espère bénéficier de ses services climatiques, a dit la directrice de la météorologie à l’ANACIM, Aïda Diongue Niang, avant de souligner que ces produits vont servir d’aide à la décision au niveau politique, de même que dans le domaine de "la planification nette des utilisateurs des services techniques et finaux".
 
"Rainwatch est un exemple de collaboration entre les institutions académiques et les services météorologiques au niveau de l’Afrique de l’Ouest mais aussi de l’Afrique centrale et du Nord", selon Mme Niang.
 
Le Sénégal "va participer à ce programme en mettant en contribution son expertise, ses données", la plateforme devant être "alimentée au jour le jour afin de permettre aux différents utilisateurs d’avoir accès à des produits facilement utilisables", a-t-elle poursuivi.
 
"Il ne s’agit pas seulement d’avoir des observations des données, mais il faut les mettre sous forme de système d’information qui permet à tout utilisateur d’avoir accès à temps réel, et développer des produits au niveau national", a-t-elle conclu.
 
SBS/BK