Plus de 3 milliards FCFA de l’AFD pour la protection des aires marines
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Plus de 3 milliards FCFA de l’AFD pour la protection des aires marines

Dakar, 30 mars (APS) - L’Agence française de développement (AFD) va financer à hauteur de plus de 3,2 milliards de francs CFA l’Etat du Sénégal pour la conservation et à la mise en valeur durable des mangroves des aires marines protégées située dans le Delta du Saloum et de la Casamance, a dit, vendredi à Dakar, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot.


 
 
"A travers cette subvention de 3,2 milliards de FCFA, l’AFD poursuit son action et apporte son soutien au pays, à ses objectifs en matière de prévention de la biodiversité, l’exploitation durable des ressources naturelles halieutiques", a dit Christophe Bigot.
 
 
Il s’exprimait lors de la signature de convention entre l’AFD et l’Etat du Sénégal effectuée avec le ministre de l’Economie du Sénégal, Amadou Ba pour le financement du projet d’amélioration de la biodiversité des aires marines protégées communautaires.
 
"Ce projet vise à travers ce soutien à la conservation et à la mise en valeur durable des mangroves dans quatre aires marines protégées du Bamboung, de Sangomar (dans le Saloum), de Niamone-Kalounayes et de Kassa-Balantacounda, en Casamance", a-t-il indiqué.
 
Selon le diplomate Français, l’objectif de ce financement "est d’obtenir une amélioration de 10% de la biomasse par ces aires marines protégées, d’augmenter de 25 % les espèces halieutiques présentes dans ces zones".
 
Mai aussi, a-t-il poursuivi, d’améliorer la situation économique et sociale des populations de ces localités. "C’est aussi un moyen important de lutte contre l’érosion côtière et de valorisation des richesses du Sénégal", a estimé Christophe Bigot.
 
"Il permet, d’une part, de protéger et de reboiser les écosystèmes de mangrove, d’améliorer leur cadre de gestion pour promouvoir les activités génératrices de revenus pour la population, et, d’autre part, de renforcer les capacités du ministère de l’Environnement et des parties prenantes dans cette matière", a-t-il ajouté.
 
De son côté, Amadou Ba a souligné que ce "financement constitue une réponse adéquate au défi majeur de la politique de développement et de conservation des ressources naturelles et des ressources halieutique du Sénégal".
 
"La finalité du projet est de renforcer la capacité de notre pays à gérer des aires maritimes protégées en s’appuyant sur l’expérience acquise dans les aires établies en zone de mangrove gérées par les communautés locales et a amélioré le cadre juridique" a fait remarquer le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. 

Cette coopération s’est matérialisée par la signature, depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris, en 2014, de 40 conventions de financement pour un montant total de 841, 470 milliards francs Cfa, faisant de la France l’un des premiers partenaires du Sénégal en matière de coopération au développement.

SK/PON