Limiter le réchauffement climatique à 1, 5 ° n’est pas impossible, selon un spécialiste
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MONDE-CLIMAT

Limiter le réchauffement climatique à 1, 5 ° n’est pas impossible, selon un spécialiste

Ben Guerir (Maroc), 26 oct (APS) – Le secrétaire exécutif du Groupe intergouvernemental des experts sur l’évolution du climat (GIEC), Abdalla Mosskit, a appelé vendredi à un accroissement de la coopération internationale dans la fourniture d’efforts visant à limiter le réchauffement climatique à un seuil de 1, 5° C.

‘’La limitation de la hausse globale des températures à 1, 5° C n’est pas impossible. Elle doit être assurée par une coopération internationale et des efforts colossaux en matière de changement des systèmes d’adaptation et de transition économique’’ a-t-il notamment déclaré.

‘’Les efforts visant une limitation de la hausse des températures doivent être appuyés par une synergie d’action visant à corriger les anomalies et parvenir au maintien du réchauffement à 1, 5 °C, au lieu des 2 degrés redoutés par des spécialistes’’, a insisté Mosskit à l’ouverture une rencontre internationale dédiée aux mécanismes d’adaptation aux changements climatiques.

Des scientifiques, universitaires et divers autres spécialistes du climat participent à Ben Guerir, au Maroc à cette conférence internationale sur les métriques et techniques d’adaptation pour l’eau, l’agriculture et les villes résilientes.

‘’La limitation de la température en dessous de 2° C se fera avec une synergie de toutes les parties en vue de l’atteinte des objectifs du développement durable’’ a encore déclaré le secrétaire exécutif du GIEC.

Selon lui, le développement durable est tributaire de la mise en œuvre d’actions permettant d’avoir la certitude de ne pas dépasser le seuil de 1,5° C.

‘’Tous les pays doivent revoir leur ambition en limitant les gaz à effet de serre (GES) à travers une contribution nationale déterminée (CDN) afin d’assurer une trajectoire du réchauffement maintenue à la une barre inférieure à 1, 5 ° C’’, a préconisé l’expert climatique.

Il a ajouté : ‘’les efforts nationaux seuls, ne permettent pas de faire réduire de manière considérable, les émissions d’ici à 2030. Il faut développer une coopération internationale’’.

De son côté, Fatima Driouech, vice-présidente de l’université polytechnique Mohamed VI du Maroc, a estimé que la baisse de la température à 1, 5°C est faisable en raison de l’existence de solutions.

‘’Il faut réduire très rapidement les émissions de gaz à 45 % d’ici à 2030. Cela demande des changements sans précédent de comportements’’ a-t-elle ainsi proposé.

SBS/AKS/OID

 

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