Les émissions de mercure, écueils pour les pays en développement (experte)
APS
SENEGAL-ENVIRONNEMENT

Les émissions de mercure, écueils pour les pays en développement (experte)

Dakar, 21 sept (APS) - Les émissions et les rejets de mercure constituent un facteur d’aggravation de la pauvreté dans les pays en développement et obèrent, les efforts du gouvernement pour un développement durable a déclaré, mercredi à Dakar, le chef de la division contrôle, pollution et nuisance, à la direction de l’Environnement et des Etablissements classés, Aïta Sarr Seck.
 

C’est en ce sens, a-t-elle indiqué, que le ministre en charge de l’Environnement, a lancé le processus de réactualisation de sa stratégie nationale de développement durable qui va intégrer les enjeux liés aux modes de production et de consommation notamment les produits chimiques, comme le mercure. 

"Cela montre l’importance que le gouvernement accorde à cette question de ces produits", a dit Mme Seck qui présidait l’atelier de lancement du projet d’évaluation initiale de la convention de Minamata et de formation sur l’inventaire national du mercure. 

La problématique du mercure est certes d’ordre environnemental mais également économique eu égard à son large spectre d’utilisation dans un bon nombre de secteurs marchands notamment la grande mine, l’extraction artisanale à petite échelle de l’or, la dentisterie entre autres. 

La convention de Minamata, ratifiée par le Sénégal depuis mars 2016, porte sur un métal omniprésent à l’échelle mondiale qui, tout en étant une source naturelle, a un usage général dans les objets de la vie quotidienne, ainsi relâché dans l’atmosphère, les sols et l’eau provenant de diverses sources, a relevé Aïta Sarr Seck. 

"Les points essentiels de la convention se résument entre autres, à une interdiction de la création de nouvelles mines de mercure et à l’élimination de celles déjà existantes, à la suppression et la réduction progressive de l’utilisation du mercure dans un certain nombre de produits et de procédés", a-t-elle expliqué. 

L’accord porte également sur le stockage provisoire de mercure et composés de mercure autres que les déchets de mercure, l’élimination des déchets de mercure, les sites contaminés par ce produit ainsi que les que les questions de santé, a ajouté l’environnementaliste.

C’est pourquoi, a-t-elle dit, "pour un pays en voie de développements comme le Sénégal, il est important non seulement de mettre en place un cadre juridique et institutionnel approprié mais, également d’intégrer à leur juste valeur les enjeux socio- économiques et sanitaires liés à l’utilisation du mercure". 

Par ailleurs, Mme Seck a annoncé le démarrage des travaux d’inventaire du mercure afin de parvenir à identifier les principales sources de mercure existantes au niveau national, de quantifier les émissions et rejets de mercure. 

"Les résultats de cet inventaire, en plus de ceux de l’analyse du cadre juridique et institutionnel existant sur la gestion du mercure, serviront de base à l’élaboration du profil national du mercure et à l’établissement des priorités pour les interventions futures", a fait observer, Aïta Sarr Seck. 


SBS/PON