Protocole de Montréal : un projet de loi adopté pour la ratification de l’amendement de Kigali
APS
SENEGAL-MONDE-ENVIRONNEMENT

Protocole de Montréal : un projet de loi adopté pour la ratification de l’amendement de Kigali

Dakar, 1er juin (APS) - L’Assemblée nationale, réunie vendredi en plénière, a adopté à l’unanimité des députés présents un projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’amendement au protocole de Montréal sur les substances appauvrissant la couche d’ozone, dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er janvier 2019.

L’objectif de cet amendement, adopté à Kigali (Kenya) le 15 octobre 2016, est d’intégrer les hydrofluorocarbures dans le protocole de Montréal entré en vigueur le 1er janvier 1989, en considération de ce que les hydrocarbures sont considérés comme de puissants gaz à effet de serre.



Le calendrier alors arrêté prévoit qu’un premier groupe de pays, ceux dits "développés", réduise sa consommation de gaz nocifs liés hydrocarbures HFC de 10% d’ici à 2019 par rapport aux niveaux de 2011-2013, ce chiffre devant passer à 85% d’ici à 2036.


Un deuxième groupe de pays "en voie de développement", dont la Chine, plus grand producteur mondial de HFC, et les pays africains, s’est engagé à entamer la transition en 2024. Une réduction de 10% par rapport aux niveaux de 2020-2022 devra être atteinte pour 2029, cette réduction devant atteindre 80% d’ici à 2045.


Un troisième groupe de pays également "en voie de développement" incluant l’Inde, le Pakistan, l’Iran, l’Irak et les pays du Golfe s’est, quant à lui, engagé à commencer le gel en 2028, une diminution de 10% par rapport à la période 2024-2026 devant être atteinte pour 2032, puis de 85% pour 2047.

L’amendement de Kigali, en fixant un calendrier de réduction de la consommation et de la production des hydrocarbures, devrait contribuer à éviter une augmentation des températures de près de 0,5°C due aux hydrocarbures d’ici 2050.
 
Selon le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, en adoptant ce projet de loi, "le Sénégal a encore une fois exprimé son consentement à être lié par tous les instruments relatifs à la protection de la couche d’ozone et l’élimination des substances qui l’appauvrissent".
 
A l’instar des amendements précédents, "l’amendement de Kigali s’inscrit dans la logique de la remédiation aux dommages causés à la couche d’ozone", a indiqué le patron de la diplomatie sénégalaise.
 
Aussi a-t-il souligné l’importance de la ratification de cet "instrument important pour la protection de l’environnement, les générations actuelles et futures, pour être en cohérence" avec les orientations politiques, économiques et sociales du pays et ses engagements internationaux.
 

MK/BK