Gestion  forestière : Mame Thierno Dieng préconise une démarche inclusive
APS
SENEGAL-AFRIQUE-ENVIRONNEMENT

Gestion forestière : Mame Thierno Dieng préconise une démarche inclusive

Dakar, 19 juin (APS) - Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, a préconisé, mardi, à Dakar, une implication des populations dans la gestion des ressources forestières et fauniques.
 
"Fort de cet engagement, il est impératif d’aller à la rencontre des populations et des communautés diverses afin d’asseoir de manière décisive les réflexes et les pratiques concourant au développement durable", a-t-il dit.
 
D’après lui, "il ne peut y avoir de développement durable tant qu’on exclut les principaux concernés et bénéficiaires qui sont les populations africaines résidant dans les terroirs".
 
Mame Thierno Dieng s’exprimait lors de l’ouverture des travaux de la 21ème session de la commission des forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique, de la FAO. Cette rencontre coïncide avec la 5ème semaine africaine des forêts et de la faune sauvage axée sur le thème : "Libérez- les opportunités pour un développement durable en Afrique".
 
"C’est ce qui fait toute la pertinence de ce thème et notre rôle est d’alerter les décideurs, mais aussi conscientiser les populations pour une prise en compte de ce que la nature leur offre", a expliqué le ministre de l’Environnement.
 
"La faune sauvage et la forêt constituent des ressources inépuisables si on les gère correctement, peut-être, aujourd’hui, c’est le meilleur moyen d’atténuation du réchauffement climatique", a estimé M. Dieng.
 
Ces ressources, a-t-il ajouté, de par leur rôle, constituent un patrimoine commun à pérenniser.
 
Cette rencontre est synonyme d’espoir dans la dynamique de dialogue orienté vers la gestion durable et concertée des ressources forestières, a-t-il fait remarquer.
 
"Vos expériences avérées et votre engagement pour une gouvernance inclusive et durable des ressources forestières et fauniques témoignent de la volonté d’assurer la sauvegarde de la forêt et de la faune africaine, outre le renforcement des besoins contemporains en résilience face au réchauffement climatique", a-t-il lancé à l’endroit des participants.
 
Pour lui, il faut aller vers le bio centrisme selon lequel, toutes les ressources doivent être accessibles et disponibles pour tous ceux qui vivent sur terre.
 
A ce propos, il n’a pas manqué de relever que l’urbanisation galopante, l’exploitation illégale et irrationnelle des forêts et des mines induisent à une perte de productivité forestière et agricole combinée à un accroissement de la population aspirant à plus de bien-être.
 
"Nos pays disposent d’un paysager forestier assez riche, varié comprenant des écosystèmes qui contribuent en grande partie à l’activité socioéconomique par les fonctions de production, de renforcement de la sécurité alimentaire, sans oublier la régulation d’un autre cadre de vie sous toutes ses dimensions", a souligné le ministre.
 
Le Sénégal dispose d’un peu moins de 14 millions d’hectares de forêts lesquels représentent 1/6 de la superficie totale du pays, comprenant presque 9 millions d’hectares de forêts de terroirs, le reste relevant du domaine de la forêt classée, a-t-il rappelé.
 
"La richesse de la diversité biologique réside aussi dans la diversité de ses ressources animales", a indiqué le ministre de l’Environnement.
 
Mame Thierno Dieng a par ailleurs évoqué le trafic illicite de bois, lequel est "assez dévastateur, par le fait de bandes organisées tout au long de notre frontière". Le ministre de l’Environnent a magnifie le travail effectué de ses collègues des pays limitrophes du Sénégal.

SBS/ASB/OID