Le directeur des Eaux et Forêts insiste sur l’apport de la forêt dans la lutte contre les effets climatiques
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SENEGAL-MONDE-ENVIRONNEMENT

Le directeur des Eaux et Forêts insiste sur l’apport de la forêt dans la lutte contre les effets climatiques

De l’Envoyée spéciale de l’APS : Sokhna Bator Sall

Madrid, 10 déc (APS) - Le directeur des Eaux et Forêts, colonel Baidy Bâ, a relevé mardi, au cours d’un panel, l’importance de l’aménagement et de la pérennisation des espaces forestiers dans les solutions de riposte contre les catastrophes climatiques.

‘’Le Sénégal a développé plusieurs activités en termes d’approvisionnement des forêts notamment les revenus qu’en tirent les populations locales, la résilience des communautés face aux effets du climat mais surtout, la séquestration de carbone’’, a expliqué le colonel Bâ.

Il intervenait lors d’un panel axé sur ‘’les solutions de lutte contre les changements climatiques, fondées sur les peuples et la nature’’, en présence de plusieurs ministres de l’Environnement des pays présents à la COP 25, dont la clôture est prévue vendredi.

Pour lui, il faut d’abord connaitre le potentiel en couvert végétal avant de faire de l’aménagement.

‘’Si on connait la capacité de la forêt, on la divise en blocs. Chaque bloc est divisé en huit parcelles pour faire ensuite la reforestation. Quant à l’année 1, on y revient huit ans après. Cela fait que les forêts, aujourd’hui, ont le temps normal pour se régénérer’’, a renseigné le directeur des Eaux et Forêts.

Aussi, explique-t-il, une forêt doit avoir un rôle économique pour un service durable.

Lors de cette COP, le Sénégal a partagé son expérience en matière d’aménagement forestier mais surtout, dans la gestion des risques contre l’érosion éolienne, les inondations entre autres’’, selon le colonel Bâ.

‘’Nous avons réalisé un aménagement avec la bande de filaos dans la zone des Niayes, qui est une activité importante pour la contribution nationale déterminée (CDN) et qui a un impact concret en termes d’adaptation’’ a-t-il fait remarquer.

Pour cela, note le spécialiste, le Sénégal a misé sur trois types de solutions notamment une préservation des niches de biodiversité dans la région sud, un aménagement des écosystèmes qui sont en train d’être utilisés dans l’agriculture et d’autres secteurs économiques, en plus de la restauration des terres dégradées.

SBS/MD