La planification spatiale marine au menu d’un atelier ouvert à Saly
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La planification spatiale marine au menu d’un atelier ouvert à Saly

Saly-Portudal, 18 déc (APS) – Renforcer les capacités des structures techniques impliquées dans la gestion des zones marines et côtières est le but d’un atelier sur la planification spatiale marine (PSM) ouvert vendredi à Saly-Portudal (Mbour, ouest).

L’atelier à l’initiative du ministère de l’Environnement et du Développement durable entre dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention d’Abidjan.

Il regroupe des participants issus de tous les départements ministériels s’activant dans la gestion des ressources marines et côtières, des parlementaires, des conseillers territoriaux et membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

La convention d’Abidjan est un traité intergouvernemental placé sous l’égide des Nations-Unies. Le Sénégal en a signé les instruments de ratification.

’’C’est un outil de coopération extrêmement important pour tous les pays qui ont un accès à la mer, notamment au niveau de la façade atlantique et qui s’étend du Maroc en Afrique du Sud’’, a soutenu Richard Dacosta, chargé de programme au secrétariat de la convention d’Abidjan.

Pour le directeur de l’environnement et des établissements classés (DEEC), Baba Dramé, la rencontre vise principalement à doter les experts chargés de la planification spatiale marine et côtière, de nouveaux outils, d’une démarche intégrée qui puissent leur permettre de travailler ensemble pour planifier, de ‘’manière concertée’’, l’espace maritime et côtier.

‘’Nous avons plus de 700 km de côtes et cette zone côtière comporte énormément de ressources. C’est la raison pour laquelle, l’essentiel des activités économiques du pays sont concentrées autour du littoral. Mais c’est une zone qui est également extrêmement fragile. Nous devons travailler en synergie parce que, très souvent, l’absence de planification est un facteur de dégradation du littoral’’, a relevé M. Dramé.

A Saly-Portudal, par exemple, l’Etat a mobilisé beaucoup d’argent pour protéger la station balnéaire, parce que, à un moment donné, il y a eu des ‘’interventions désordonnées’’ en matière de protection côtière. Ce qui a eu des ‘’répercussions négatives’’ sur l’aménagement de la zone, a-t-il rappelé.

Il sera ainsi procédé au cours de la rencontre à l’élaboration d’un plan d’actions qui doit permettre de définir les échéances futures en matière de planification spatiale, marine et côtière.

‘’Il faudra forcément qu’on travaille dans le sens d’informer, de sensibiliser les décideurs politiques sur les enjeux liés à cette problématique pour leur permettre de prendre les meilleures décisions’’, a-t-il expliqué.

‘’En matière de planification marine et côtière, l’implication des collectivités territoriales est extrêmement importante. La planification est une compétence transférée et en matière de planification urbaine, les autorités locales notamment les maires des communes, ont des responsabilités’’, a indiqué Baba Dramé.

Il a, par ailleurs, estimé que tous les outils de planification doivent être mis en synergie suivant l’approche définie dans le cadre de la planification spatiale marine et côtière.

Ce qui permettra de protéger le littoral tout en tirant pleinement profit des opportunités que cette zone côtière offre, tout en tirant pleinement profit des opportunités que cette zone offre pour le développement économique et social du pays.

ADE/AKS