L’adoption d’un PCET, une nécessité pour Dakar, selon Cécile Tassin Pelzer
APS
SENEGAL-SOCIETE

L’adoption d’un PCET, une nécessité pour Dakar, selon Cécile Tassin Pelzer


Dakar, 11 sept (APS) – La mise en place d’un plan climat énergie territorial (PCET) est une nécessité pour la ville de Dakar, face au changement climatique et aux défis du développement socio-économique au Sénégal, a estimé lundi la chef de coopération de l’Union européenneCécile Tassin Pelzer.

Il est impératif ‘’d’élaborer, dès à présent, pour la ville de Dakar, un PCET afin de lutter contre les effets du changement climatique, de mettre en œuvre un projet pilote d’efficacité énergétique, et surtout, de mobiliser la population autour des enjeux climatiques’’, a-t-elle déclaré.

La chef de coopération de l’UE présidait la cérémonie de lancement du PCET de la ville de Dakar, en présence des représentants des villes de Nouakchott (Mauritanie) et de Bamako (Mali) et de l’adjointe au maire de la ville de Dakar, Soham Wardini.

S
elon elle, le projet PCET de la ville de Dakar s’inscrit dans le cadre d’une initiative de l’UE dite "Convention des maires", réunissant des villes en dehors des limites de l’UE, notamment en Europe du Sud et de l’Est, en Asie centrale mais aussi en Afrique subsaharienne.


Prévu pour d’une durée de 3 ans, ce projet est financé par l’UE pour plus de 455 millions FCFA, sous forme de dons, a précisé Mme Pelzer, soulignant que la ville de Dakar a été retenue suite à un appel à proposition de l’UE.


Il s’agit d’une ‘’convention lancée à la COP21 à Paris, concrétisée lors de la COP22 à Marrakech (…), dans le cadre de laquelle des villes se sont engagées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et leurs consommations d’énergie grâce à l’adoption et à la mise en œuvre d’un plan d’action pour l’énergie durable’’, a-t-elle rappelé.


Avec ce financement, a-t-elle souligné, la ville de Dakar pourra accorder une attention particulière à l’efficacité énergétique en tant que moteur d’un développement local sensible au changement climatique et à l’énergie à l’horizon 2030.


De plus, il participera à l’amélioration de la gouvernance urbaine de la ville de Dakar pour une transition énergétique et écologique, a-t-elle estimé.


 A l’en croire, l’enjeu est de taille, car au Sénégal, les écosystèmes naturels, la biodiversité et le cadre de vie des populations deviennent de plus en plus vulnérables face au changement climatique et à la pression liée au développement socio-économique.


‘’Au-delà des montants, vous l’aurez compris, c’est avant tout la combinaison du développement auquel aspire la population face aux enjeux climatiques ainsi que l’accès à une énergie durable qui sont au cœur de cette initiative de l’UE’’, a soutenu Cécile TASSIN Pelzer.


Pour l’adjointe au maire de la ville de Dakar, Soham Wardini, "le changement climatique est une réalité qui menace gravement nos territoires’’.


 ‘’A cet effet, l’implication des CL est plus qu’un devoir, c’est une urgence, une responsabilité que nous élus locaux, devront saisir et agir pour garantir une viabilité de nos territoires’’, a-t-elle martelé.

ACD/MK/ASG