Les acteurs invités à se prémunir des informations météorologiques
APS
SENEGAL-AGRICULTURE- METEO-PERSPECTIVES

Les acteurs invités à se prémunir des informations météorologiques

Dakar, 15 juin (APS)- L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), par le biais de son Groupe de travail pluridisciplinaire (GTP), demande aux acteurs de se prémunir des informations météorologiques pour apprécier les dates de semis optimales et promouvoir de bonnes pratiques agricoles. 
 
"Il est recommandé de se prémunir d’informations météorologiques pour apprécier les dates de semis optimales mais également, promouvoir les bonnes pratiques agricoles en nettoyant fréquemment les parcelles afin d’éviter que des oiseaux, rongeurs, insectes, ne s’y établissent", indique un communiqué du GTP. 
 
L’Agence recommande de faire une rotation régulière des cultures ou jachère, des mouvements de transhumance du bétail et d’informer les éleveurs sur l’installation progressive de la saison des pluies, indique la même source 
 
De même, elle préconise de procéder aux semis en humide dès une pluie utile (20mm) dans les régions sud, est et centre-sud du pays. 
 
Par ailleurs, les prévisions saisonnières en 2020 présentent un cumul pluviométrique pour la période juin-juillet-août humide à normale, sur une bonne partie du pays et normale à humide juillet-août-septembre sur tout le pays, indique le bulletin agro météorologique de l’ANACIM. 
 
En perspectives de la deuxième décade du mois de juin, signale le document, des activités pluvio-orageuses sont prévues sur les régions sud et centre du pays. 
 
Pour la situation hydrologie, au cours de cette première décade du mois de juin, l’étiage prévaut au niveau du fleuve Sénégal là où, sur les autres cours d’eau, des écoulements n’ont pas encore débuté, fait-on savoir de la même source.
 
Selon elle, "à la station de Bakel, le niveau du fleuve a varié en dents de scie tout au long de la décade. Ce n’est qu’à partir du 7 juin qu’une hausse a été observée, atteignant le maximum moyen journalier de 331 cm, le 9 juin. Il était de 239 cm le 3 juin 2019. 
 
A Podor, l’étiage prévaut, tandis qu’à Matam, il se poursuit avec de légères fluctuations, rapporte le bulletin agro météorologique. 
 
La situation agricole fait état des semis à sec pour le mil qui se poursuivent dans la plupart des régions, renseigne le texte, soulignant qu’à la première décade de juin 2020, les semis en humide n’ont pas démarré sur l’ensemble du territoire national, excepté la région 
 
Les activités phytosanitaires restent dominées par la protection du riz contre les oiseaux granivores et des arbres fruitiers contre les sauteriaux, ajoute-t-il. 
 
En effet, note le bulletin, la population aviaire occupe le bassin de l’Anambé, le delta et la Vallée du Fleuve Sénégal, précisant que les sauteriaux quant à eux, s’attaquent aux cultures maraîchère et fruitière (anacardiers et manguiers) à Khelcom. 
 
Concernant la préparation de la campagne de protection des cultures d’hivernage, l’ANACIM recommande d’identifier et de surveiller les zones à risques d’infestation et la population aviaire, il faut intensifier les prospections.
 
Elle encourage la lutte commune entre la Mauritanie et le Sénégal, la formation des acteurs sur les techniques de prospections, de traitement en UBV (ultra bas volume), en suivi environnement, en vue de se préparer à une invasion acridienne. 
 
La situation pastorale est marquée par une absence de fourrage dans la majeure partie de la zone sylvo pastorale notamment les départements de Podor, Dagana, Matam, Louga et Linguère, informe l’Agence. 
 
Pour le reste du pays, elle souligne que la situation alimentaire du bétail se détériore avec une baisse du disponible fourrager. Le brulis des champs détruit tout le pâturage post-récolte, selon elle. 
 
L’ANACIM note aussi la présence de beaucoup de transhumants dans les zones d’accueil (Koungheul, Koumpentoum etc..). 
 
Evoquant le suivi de la végétation, à la première décade du mois de juin 2020, elle indique que l’installation de la végétation est encore timide sur la majeure partie du territoire national avec des valeurs du NDVI (indice de la végétation par différence normalisé) qui sont faibles à moyennes, même si les pluies ont démarré dans les localités au sud et sud-est du pays. 
 
Cependant, pour l’approvisionnement des marchés, les stocks sont constitués essentiellement de céréales importées (riz, maïs) et de légumes locaux de grande consommation (oignon, pomme de terre), conclut-elle.


SBS/ASB