L’ASERGMV prête aider à la relance de la production locale de fruits à Pout (Ali Haïdar)
APS
SENEGAL-ATRBORICULTURE-AMBITION

L’ASERGMV prête aider à la relance de la production locale de fruits à Pout (Ali Haïdar)

Pout, 21 mars (APS) - Le directeur de l’Agence sénégalaise de reforestation et de la grande muraille verte (ASERGMV), Ali Haïdar, a fait part, samedi à Pout, de sa disponibilité à aider les jeunes et les femmes de cette ville à relancer la production locale de fruits, tout en créant des emplois verts.
 
’’Nous sommes prêts à vous donner des graines et des semences. Et nous allons en acheter beaucoup par la suite’’, a dit Ali Haïdar qui prenait part au lancement d’un projet de reverdissement de la ville de Pout, à l’hôtel de ville de ladite commune.
 
Selon lui, en rachetant une partie de la production, au même titre que d’autres clients, cela contribuera à créer des emplois verts, tout en relançant la production fruitière qui faisait la renommée de Pout, située sur l’axe Dakar-Thiès.
 
’’Avant, c’est à Pout qu’on vendait le citron et les mandarines qu’on consommait’’, a-t-il rappelé, se désolant du fait qu’une bonne partie des fruits et légumes qui y sont vendus aujourd’hui, sont importés.
 
’’C’est cela qu’il faut rectifier : il faut produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons ; le développement passe par cela forcément’’, a-t-il dit, plaidant pour l’amélioration de la production, par exemple, de papayes, d’orange, et mandarines à Pout. 
 
’’C’est très bon pour la santé et pour l’économie’’, a-t-il souligné. 
 
Il a offert en exemple les groupements féminins de Notto Gouye Diama dont les membres gèrent, dans leurs maisons, des pépinières d’arbres fruitiers, qu’elles revendent à 300 à 400 francs l’unité. Ce qui avec le nombre peut générer d’importants revenus. 
 
L’ASERGMV leur offre des semences et des graines et rachète une partie des 500.000 plantes que produisent ces groupements par an, a expliqué Ali Haïdar, relevant que cette structure peut faire la même chose à Pout. 
 
’’Pourquoi ne pas border les champs de cocotiers ?’’, a-t-il suggéré, indiquant qu’un cocotier produit au bout de quatre à cinq ans, 200 fruits par an pendant 120 ans.
 
Il a toutefois insisté sur la nécessité de cultiver l’esprit de ‘’sacrifice’’ pour s’adonner à l’arboriculture, qui peut prendre du temps avant de livrer ses fruits.
 
Pour le chef de la brigade des eaux et forêts de Keur Moussa, Yankhoba Sarr, Pout est ‘’choyée’’ par sa proximité avec sa forêt classée de 8.000 ha, et avec celles de Thiès (11.000 ha) et Sébikhotane (7500 ha). 
 
La ville n’est cependant pas épargnée par les changements climatiques auxquels s’ajoute la forte pression démographique qui fait disparaître des vergers au profit des terrains à usage d’habitation, a-t-il relevé par ailleurs. 
  
L’Agence sénégalaise de reforestation et de la grande muraille verte , s’attache à reverdir le Sénégal, à travers diverses méthodes, dont la promotion de pépinières d’arbres fruitiers dans les maisons, le reboisement et les espaces verts en zone urbaine.
 
Elle ensemence aussi la brousse grâce à la dissémination de millons de graines chargées à bord de véhicules, ou via les déjections animales.
 
L’ASERGMV a créé, pour ce faire, un système de collecte des noyaux, amandes et graines et de fruits consommés ou gâtés et collabore avec des communautés. 

Ali Haïdar qui avait conduit une délégation, jeudi, à Koumpentoum (Est) et vendredi à Kaolack (centre), pour lancer des opérations ‘’ville verte’’, a souligné que l’ASERGMV a contribué récemment à la plantation de 17.000 arbres dans le département de Tivaouane (ouest).
 

ADI/OID