Climat : plaidoyer pour une prise en compte de la recherche
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MONDE-ENVIRONNEMENT-SCIENCE

Climat : plaidoyer pour une prise en compte de la recherche

De l’envoyée spéciale : Sokhna Bator Sall Ben Guerir 

Ben Guerir, (Maroc), 26 oct (APS) - La prise en compte de la recherche dans les politiques nationales d’adaptation aux changements climatiques a été réaffirmée vendredi à Ben Guerir à l’ouverture d’une conférence internationale sur les métriques et les techniques d’adaptation sur l’eau, l’agriculture et les villes résilientes.

’’Il faut créer des formations et des curricula adaptés au développement des aspects liés aux changements climatiques à partir des paramètres, des modèles et des scénario, tout en tenant compte des incertitudes’’, a soutenu, Abdallah Mokssit, secrétaire exécutif du groupe intergouvernemental des experts sur l’évolution du climat (GIEC).

’’Sans des conclusions ou recommandations fondées scientifiquement, on ne peut pas fournir aux décideurs, des orientations qui sont de nature à les aider, à prendre des décisions’’, a signalé l’expert à l’ouverture de cette rencontre internationale abritée par le Maroc.

’’Les décideurs doivent disposer d’avis scientifiques concrets, pour avancer sur l’action climatique’’, a-t-il recommandé.

’’Sans la recherche, il n’ y a rien’’, a dit M. Mokssit citant le rapport scientifique du GIEC, lequel a utilisé près de 6 000 articles de recherche pour ’’pouvoir disposer d’informations claires sur les 1, 5°C du réchauffement climatique’’.

Aujourd’hui, ’’la recherche nous a apporté suffisamment d’informations pour ne plus perdre le temps mais également revoir nos ambitions à la hausse pour garantir le bien être des populations et les générations futures’’, a souligné M. Mokssit.

L’adaptation doit être soutenue par une science pointue notamment dans la recherche de variétés adaptées répondant aux nouvelles techniques culturales face aux impacts liés au climat, selon l’expert des questions climatiques.

’’Cette corrélation entre adaptation aux changements climatiques et recherche scientifique, doit être de mise et en synergie’’, a avancé Abdallah Mokssit.

Dans la même veine, la vice-présidente hongroise du Centre pour le Changement climatique et le Développement des politiques d’énergie, Diana Ürge-Vorsatz, a soutenu que la recherche aide à mesurer les impacts liés à l’eau, mais aussi la résiliences des villes et territoires.

’’L’impact de la température d’ici à la fin de la décennie va être tributaire de certaines actions d’adaptation notamment le transport, l’eau, l’agriculture mais aussi l’élévation du niveau de la mer. Tout cela est démontré par la recherche’’, a-t-elle expliqué.

Pour le directeur de l’institut indien pour les droits de l’homme, la transition vers des écosystèmes et la relation entre les mesures d’adaptation et d’atténuation incombent à une bonne gouvernance mais également à la science.

’’Notre responsabilité est de pouvoir réaliser cet objectif d’1, 5°C’’, a dit Aromar Revi.

SBS/OID/AKS