Des mesures  annoncées pour une  filière arachidière  ‘’puissante’’
APS
SENEGAL-AGRICULTURE

Des mesures annoncées pour une filière arachidière ‘’puissante’’

Dakar, 12 déc (APS) - Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck a insisté sur plusieurs préoccupations du gouvernement qui, s’inscrivent, selon lui, dans une logique de construction d’un système menant à une filière arachidière ‘’puissante’’. 


‘’Nous sommes dans une logique de construction d’un système pour une filière puissante, un système d’innovation qui va impliquer la responsabilité des acteurs’’, a-t-il notamment dit. 

M. Seck présidait, mardi, à Dakar, un atelier de ‘’validation de la note d’orientation pour le développement et l’optimisation de performances de la filière arachidière’’.

Néanmoins, il a précisé que le gouvernement du Sénégal n’a pas un choix d’un pan de la filière par rapport à un autre. 

‘’Nous sommes dans une logique de construction d’un système caractérisé par une diversité des acteurs et le développement d’une complicité naturelle avec ceux-ci pour que l’agrégation des contributions puissent nous permettre d’avoir une filière arachidière puissante’’, a expliqué le ministre.

Parmi les mesures retenues, figure l’augmentation de la part de l’arachide irriguée dans le volume global de production. 

‘’Je suis pour des campagnes annuelles. Cela suppose des ressources conséquentes’’, a précisé Papa Abdoulaye Seck.

Il a aussi insisté sur la contractualisation qui, pour lui, va permettre d’assurer un correct approvisionnement des usines de transformation. 

‘’L’autre préoccupation est le recentrage des interventions de l’Etat, sur ce qui va relever des fonctions régaliennes. Il faut donc un désengagement graduel de l’Etat, des activités de transformation’’, a indiqué M. Seck. 

Cela signifie, selon lui, ‘’une privatisation réussie de la SONACOS, parce qu’intégrant les intérêts des acteurs mais aussi de toute la nation’’. 

Par ailleurs, M. Seck a plaidé en faveur d’une augmentation de la part d’huile d’arachide dans la consommation des ménages. 

‘’Nous sommes un pays arachidier, il faut que nous consommions aussi notre arachide transformée. Pour y arriver, il faut voir quelle stratégie devrons-nous mettre en œuvre pour que la part de l’arachide transformée puisse être au niveau de nos différents foyers’’, a-t-il soutenu. 

Aussi, des réformes institutionnelles majeures s’imposent pour une gestion plus efficace et beaucoup plus efficience. 

‘’L’environnement a évolué, c’est pourquoi, nous devons réfléchir sur quel type de comité interprofessionnel de la filière mettre en place pour qu’il soit en phase. Quel mécanisme de prix pour sécuriser les revenus des ruraux mais aussi pour favoriser l’accessibilité de la ressource à nos entreprises’’, a suggéré le ministre. 

‘’Ce sont des arbitrages difficiles qui méritent des réflexions. Quand un environnement évolue et que ses structures ne le sont pas, il y a un divorce’’, a-t-il ajouté.
 

SBS/MD