Collecte des déchets solides : un taux de couverture de 90 pour cent à Dakar (coordonnateur UCG)
APS
SENEGAL-ENVIRONNEMENT

Collecte des déchets solides : un taux de couverture de 90 pour cent à Dakar (coordonnateur UCG)

Dakar, 10 août (APS) - Le taux de couverture et de collecte de déchets à Dakar est de l’ordre de 90%, soit 800 000 tonnes de déchets collectés et mis en décharge par an, a révélé le coordonnateur de l’Union de coordination de la gestion des déchets solides (UCG), Ibrahima Diagne.

"Cela veut dire qu’il y a un effort important que l’Etat est en train de mettre en œuvre, pour satisfaire les attentes des populations", a-t-il commenté, ajoutant : ’’Nous sommes en train de professionnaliser davantage les travailleurs, en leur redonnant ce qui leur revient".
 
"Nous voulons faire adosser tout sur la démarche participative", a indiqué Ibrahima Diagne, au cours de de l’émission hebdomadaire ’’Le Point’’, diffusée mercredi soir sur la chaîne publique sénégalaise RTS.
 
’’En avril 2016, nous avons signé un protocole d’accord avec l’ensemble des 6 syndicats du nettoiement. Nous avons discuté, échangé pour nous accorder sur l’essentiel, sur une feuille de route", a-t-il assuré.
 
De fait, a souligné le coordonnateur de l’UCG, "nous avons mis ensemble un protocole d’accord paritaire de 12 points, 6 provenant des syndicats et 6 de la direction".
 
"Tous les mois, nous nous réunissons, pour apprécier l’évolution du dossier social", sans compter que deux commissions (sociale et ressources humaines) ont été mis en place pour le suivi des accords signés.
 
De même, ’Unité de coordination de la gestion des déchets solides ambitionne de mettre en place de ’’nouveaux métiers qui ne sont pas intégrés dans la convention collective’’, tout en s’attelant à la prise en charge des préoccupations des travailleurs en termes d’intégration, de proposition de plans de carrière.
 
"Cela explique pourquoi depuis presque deux ans, il n’y a pas eu de mouvement social", les travailleurs étant "très bien impliqués dans ce que nous faisons", a expliqué Ibrahima Diagne.
 
Il note par ailleurs que si le système se trouve actuellement dans "une transition", les choses sont en train d’arriver "à terme, car, nous avons bouclé le processus de consultation, de sélection sur la base d’un cahier de charges avec des obligations de performance".
 
"Il faut arriver à un nouveau système de contractualisation avec ses conséquences pour optimiser davantage les coûts du service. L’Etat est ferme dans ce sens", a fait savoir le coordonnateur de l’UCG.
 
SBS/BK