COP 24 : un officiel sénégalais rappelle l’urgence de lutter contre le réchauffement climatique
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SENEGAL-MONDE-ENVIRONNEMENT

COP 24 : un officiel sénégalais rappelle l’urgence de lutter contre le réchauffement climatique

De l’envoyée spéciale de l’APS : Sokhna Bator Sall

Katowice (Pologne), 10 déc (APS) - Le directeur de cabinet au ministre de l’Environnement du Développement durable, Cheikh Dieng, a rappelé dimanche à Katowice (Pologne), l’urgence de s’engager davantage en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique.
 
"L’engagement était de maintenir en dessous de 2°C. Cependant, si on ne change pas de trajectoire, nous irons à 2,7°C de plus, dans 50 ans. Cela démontre qu’on n’est véritablement pas sur la voie du respect des engagements de la communauté internationale", a-t-il déclaré. 
 
Cheikh Dieng s’exprimait en marge d’une réunion des ministres sur les mécanismes de financements des marchés de carbone, tenue dans le cadre de la 24éme édition de la conférence internationale des Nations unies sur le climat (COP24). 
 
A ce propos, a-t-il fait observer, à l’issue des négociations, des actes juridiques contraignants sont établis, après approbation et adaptation par les Etats. "Cela devient des engagements internationaux auxquels, les pays ne peuvent pas se soustraire", a expliqué le directeur de cabinet. 
 
"De fait, chaque pays s’engage à réduire et à favoriser le reboisement pour ainsi arriver à une séquestration du carbone. C’est ce que l’on appelle, le marché carbone", a-t-il ajouté.
 
"L’Afrique n’a pas participé à cet accroissement continu de la dégradation de la nature", a relevé M. Diop, ajoutant que "les pays doivent accroître les moyens pour y faire face". 
 
Selon lui, "les Etats en développement n’ont pas beaucoup contribué à la pollution et en ressentent difficilement les effets". Toutefois, a-t-il souligné, l’Afrique n’est pas suffisamment dotée de moyens pour faire face à ces exigences relatives à la résilience, l’atténuation et l’adaptation en faveur de la restauration des capacités naturelles agressées. 
 
Évoquant le pacte mondial pour l’environnement, Cheikh Dieng a plaidé pour qu’il ait le même effet que les autres pactes internationaux sur le droit de l’homme. "Le projet du pacte a été transféré sous l’égide de l’ONU pour qu’il ait plus de rapidité dans son adoption. C’est un instrument juridique contraignant", a-t-il dit. 
 
La 24 ème édition de la Conférence des parties sur les changements climatiques, ouverte le 3 décembre dernier au sud de la Pologne, prend fin vendredi prochain.

SBS/ASB