Climat : une responsable privilégie une approche inclusive  pour améliorer la résilience nationale
APS
SENEGAL-ENVIRONNEMENT

Climat : une responsable privilégie une approche inclusive pour améliorer la résilience nationale

Dakar, 11 juil (APS) - La secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye a privilégié une approche inclusive pour l’amélioration de la résilience nationale et une politique de développement "sobre" en carbone face au réchauffement climatique.

"Nous sommes interpellés sur la nécessité d’adopter une approche inclusive pour l’amélioration de la résilience et l’adoption dune politique de développement sobre en carbone", a-t-elle indiqué.

Mme Ndiaye présidait, mardi à Dakar, un atelier sur le programme d’incubation de requêtes (RIP) sur le transfert de technologies, destiné aux collectivités locales et aux secteurs public et privé pour la mise en œuvre de la contribution nationale déterminée (CDN) du Sénégal.

A son avis, le transfert de technologie écologiquement rationnelle, a un rôle déterminant dans la réponse qui peut être apportée au niveau mondial à la problématique du dérèglement climatique.

"La définition du choix technologique sera un élément crucial dans le développement des projets à soumettre au Fonds. Le programme de préparation (readiness), permettra d’identifier et de mettre en œuvre, les niches innovantes de technologie appropriées endogènes et priorisées au niveau des options consignées dans la CDN" a expliqué la secrétaire générale.

"La promotion et le financement du transfert de technologies sont considérés comme l’une des obligations des pays développés envers les pays en voie de développement, au regard des changements de comportements, de pratiques appropriés à mettre en œuvre pour réussir la lutte contre les changements climatiques" a-t-elle fait observer.

C’est en ce sens que la mise en œuvre des actions de la CDN dans le domaine de l’atténuation et de l’adaptation, repose largement sur l’adoption d’une série de technologies innovantes et durables pour prévenir le risque climatique dans les secteurs de développement socio-économique.

A cet égard, le Sénégal a, depuis 2010, élaboré des besoins en technologie dans le secteur de l’énergie, des ressources en eau et de l’agriculture. De même, le centre d’études et de recherche en énergies renouvelables (CERER) est considérée une entité nationale désignée pour le transfert de technologie, a-t-elle rappelé.

De fait, "notre pays a su démontrer la fonctionnalité du mécanisme de transfert de technologie avec 3 requêtes d’appui technique dans le domaine de l’énergie principalement ont été approuvés et sont en cours de mise en œuvre" a dit Ramatoulaye Dieng Ndiaye.


Mme Ndiaye a ajouté que d’autres requêtes sont dans le processus de validation au niveau international. D’autre part, elle a souligné que la mise en œuvre de la CDN se fera avec la participation active de toutes les parties prenantes notamment les collectivités territoriales.

En outre, a soutenu Mme Ndiaye, "le secteur privé devrait être accompagné et soutenu pour développer des pistes innovantes en matière de technologie".

Pour faire face à l’obstacle financier du mécanisme technologique, le Fonds vert pour le climat (FVC), sollicité, vise à fiancer la transition énergétique des pays en développement vers des stratégies sobres en carbone, a souligné Ramatoulaye Dieng Ndiaye.



SBS/PON