Plaidoyer pour une révision des ambitions des Etats en matière de changement climatique
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MONDE-ENVIRONNEMENT

Plaidoyer pour une révision des ambitions des Etats en matière de changement climatique

Dakar, 27 nov (APS) - La responsable de la division changement climatique à la Direction de l’environnement et des établissements classés, Madeleine Diouf Sarr, appelle à une révision des ambitions des Etats en matière de changement climatique, en vue de maintenir le réchauffement planétaire en-deçà de 2 degrés, en comptant sur le leadership des pays les plus développés.

Selon Mme Sarr, cette perspective doit toutefois tenir compte des besoins et capacités de chaque pays, pour que soit assuré "un équilibre durable" entre l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets.
 
Elle s’exprimait, mardi, à Dakar, en marge de la réunion préparatoire de la délégation sénégalaise à la COP 24, la 24e Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
 
Analysant le rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui préconise que le réchauffement planétaire soit maintenu à 1,5 degrés, Madeleine Diouf Sarr estime que les "modalités de faisabilité économique et politique’’ d’une telle recommandation doivent être revues.
 
"Il faut utiliser ce rapport pour demander aux pays de faire plus et mieux. Le leadership des pays développés est fortement attendu pour booster et stimuler les pays en développement dans cette attitude de préservation de la planète", a déclaré cette experte du climat.
 
Le Sénégal est prêt pour les négociations lors de la COP 24 prévue en décembre prochain (4-15) à Katowice, en Pologne, où seront entérinées les dispositions de l’Accord de Paris sur le réchauffement climatique, conclu le 12 décembre 2015 lors de la COP 21 et entré en vigueur le 4 novembre 2016.
 
La responsable de la division changement climatique à la Direction de l’environnement et des établissements classés prédit "beaucoup de négociations juridiques pour arriver à un consensus".
 
"Nous pouvons dire que c’est une COP bis et nous allons défendre la spécificité de nos pays africains les moins avancés", mais "nous sommes prêts à lutter contre le réchauffement climatique, car c’est le devenir de l’humanité", a-t-elle déclaré.
 
"Ce que nous avons retenu à la COP 21, c’est l’accompagnement, le financement. Nous travaillons également sur le leadership dont doivent faire montre les pays développés", a dit Madeleine Diouf Sarr. 
 
"Nous devons être fermes (...) parce que nous sommes tous embarqués’’ sur le même navire, mais "nous attendons ces financements pour appuyer nos pays à faire face aux effets climatiques", a ajouté Madeleine Diouf Sarr.

SBS/BK/ASG