Changement climatique : les pays en développement invités à faire de
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Changement climatique : les pays en développement invités à faire de "la communication de l’adaptation une priorité"

De l’envoyée spéciale de l’APS : Sokhna Bator Sall

Katowice (Pologne), 10 déc (APS) - Les pays en développement sont appelés à faire de la communication de l’adaptation "une priorité" afin de suivre les progrès réalisés en matière de lutte contre les effets du changement climatique, a indiqué, lundi, à Katowice (Pologne), Madeleine Diouf Sarr, cheffe de la division changement climatique à la direction l’Environnement.

"Nos partenaires voudraient que cette communication de l’adaptation soit une priorité pour suivre les progrès réalisés, donc le lien fait entre l’adaptation et la communication est la transparence sur l’adaptation’’, a déclaré l’experte sénégalaise. 
 
Selon Mme Sarr, il s’agit de faire en sorte que par l’adaptation et l’atténuation, "la parité entre les deux mesures de lutte contre le réchauffement climatique soit maintenue autant pour les pays en développement que ceux développés". 
 
"Une bonne partie des contributions nationales déterminées (CDN) est réservée aux projets d’adaptation et il faudra que nous sachions ce qui se fait en la matière’’, étant entendu que "les pays ont différents véhicules d’adaptation notamment les plans nationaux d’adaptation". 
 
Intervenant dans le cadre de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP24), elle a fait observer que récemment, des décisions avaient été prises, demandant aux partenaires financiers bilatéraux et multilatéraux "d’accompagner les pays à mettre en œuvre leurs plans nationaux d’adaptation (PAN)". 
 
Ainsi il existe selon elle différents véhicules pour l’adaptation, lesquels crée des points de divergences en termes de communication de l’adaptation pour les pays développés. 
 
Pour ces pays, "la communication est une vitrine pour informer sur nos priorités en matière d’adaptation, nos besoins, nos lacunes, alors que l’adaptation est une dynamique en fonction des scénarios de température", a souligné la cheffe de la division changement climatique à la direction l’Environnement.
 
"En matière de transparence sur l’adaptation, les pays en développement ont beaucoup de contraintes parce que nous avons plus d’informations qualitatives que quantitatives", a relevé Mme Diouf. 
 
"C’est toute la discussion observée sur le lien entre la communication de l’adaptation, son objectif et la transparence", a relevé le point focal changement climatique du Sénégal. 
 
Les pays n’ont toutefois "pas les mêmes véhicules pour l’adaptation, cela crée une difficulté sur la question relative au registre pour les contributions nationales déterminées". 
 
S’y ajoute que "c’est une question de subtilité juridique pour que l’adaptation soit arrimée à l’atténuation. Il s’agit de trouver deux registres différents, l’un pour l’adaptation et l’autre pour l’atténuation", a-t-elle conclu. 
 
SBS/BK
 

SBS/BK