Aquaculture : une production de 50 000 tonnes attendue en 2023 (DG ANA)
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SENEGAL-ENVIRONNEMENT-PECHE

Aquaculture : une production de 50 000 tonnes attendue en 2023 (DG ANA)

Dakar, 23 oct (APS) - La production acquacole est projetée d’ici à 2023 à 50 000 tonnes, toutes espèces confondues, a indiqué mardi le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), Maguette Bâ, soulignant que le secteur est ’’un moteur de croissance et d’inclusion sociale’’

’’L’acquaculture doit contribuer à hauteur de 10% du volume des captures, soit 50 000 tonnes en 2023’’, a dit M. Ba qui participait, au lancement, à Dakar, du projet ’’Réduction de la vulnérabilité et renforcement de la résilience des communautés vulnérables dans les îles du Saloum, à Dionewar’’.

’’L’aquaculture est considérée par le gouvernement du Sénégal comme un moteur de croissance et d’inclusion sociale d’autant plus qu’elle est extrêmement sensible aux variations soudaines et à long terme des conditions climatiques’’, a-t-il dit ajoutant que c’est l’un des secteurs prioritaires du plan Sénégal Sénégal émergent (PSE).

Son projet de développement accéléré figure parmi les 27 projets phares du PSE, a t-il fait valoir.

Pour y arriver, plusieurs efforts ont été consentis à travers le renforcement des infrastructures de production publiques, l’encadrement des producteurs communautaires et privés, le développement et la coopération internationale avec les pays forts dans ce secteur, la mise en place d’un environnement favorable aux affaires, la a mise en synergie de la recherche-développement.

’’Ces efforts ont permis, si on considère la principale cible qui est la production aquacole, de passer de 371 tonnes en 2012, à 2082 tonnes en 2016, soit, une croissance de 92 % par an, pendant cinq ans (...), tout en assurant la diversification de cette production’’, a rappelé le directeur général de l’ANA.

C’est cette recherche de diversification suivant les potentialités aquacoles des zones écologiques, qui a permis de redynamiser l’ostréiculture, la mytiliculture et arboriculture à côté de la pisciculture, a-t-il signalé.

Cette stratégie de diversification est confirmée par la composante ‘’aquaculture’’ du projet de Dionewar à travers la mise en place de 60 cages flottantes de piscicultures et d’un parc ostréicole de 500 lanternes et pochons d’huitres au bénéfice des populations, a-t-il fait savoir.

’’La formation et l’encadrement seront assurés par les techniciens de l’ANA en rapport avec les services techniques concernés, tout en prenant en compte la gestion environnementale et sociale des réalisations’’, a dit Maguette Bâ.


SBS/OID/AKS