Un nouveau logiciel de l’ANACIM pour une meilleure utilisation des données climatiques dans l’agriculture
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SENEGAL-ENVIRONNEMENT-INNOVATION

Un nouveau logiciel de l’ANACIM pour une meilleure utilisation des données climatiques dans l’agriculture

De l’envoyée spéciale de l’APS : Sokhna Bator Sall

Katowice (Pologne), 11 déc (APS) - L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce avoir mis au point un nouveau logiciel pour une meilleure utilisation des données climatiques dans l’agriculture.

"En changement climatique, la décision est très importante et se prend au niveau local. Nous avons voulu voir comment mettre à disposition des données à tous les acteurs travaillant dans ce domaine’’, a expliqué a dit Ousmane Ndiaye, chef du département recherche et développement de l’ANACIM, dans un entretien avec l’APS.
 
"Il faut savoir comment varie le climat dans le futur pour faire des modèles et voir ce qui va se passer", a souligné M. Ndiaye, qui participait à un panel sur "Erosion côtière et ressources en eau", dans le cadre de la 24e Conférence des Nations unies sur le climat (COP 24), à Katowice, en Pologne.
 
Concernant le volet sécurité alimentaire, l’ANACIM a "développé des bilans de rendements à partir de simulations par les plantes pour se faire une idée de quel genre de culture favoriser pour telle température et précipitations", a-t-il renseigné. 
 
"A partir de cette simulation, nous avons pris quelques variétés de mil et de mais cultivés au Sénégal et ayant donné un rendement satisfaisant. Nous avons voulu le mettre dans un environnement convivial où les données sont présentes sur la carte. Il suffit de cliquer pour voir exactement les pressions climatiques", a ajouté Ousmane Ndiaye.
 
Ces données "peuvent être sauvegardées sur Excel et faire le travail souhaité", a indiqué M. Ndiaye selon qui toutes les 14 régions du Sénégal "peuvent télécharger leurs données".
 
Il y a cependant que "quelques écueils sont relevés notamment l’accès à Internet et la prise de décision qui se fait au niveau local plus qu’en région’’, autant de questions à discuter et à développer selon lui. 
 
"Nous allons bientôt lancer officiellement cette initiative", a annoncé le chef du département recherche et développement de l’ANACIM, évoquant un "grand challenge" consistant au "renforcement de capacités des acteurs pour une bonne utilisation des données climatiques".
 
"Nous allons d’abord travailler avec les services techniques qui ont la charge d’encadrer les producteurs, les populations et leur expliquer concrètement ce qu’il y a derrière ce logiciel, comment on récupère les données, les incertitudes, que signifient les modèles, entre autres", a détaillé le chercheur.
 
"C’est une très grande étape à laquelle il faut s’atteler. La formation est une obligation. C’est le premier challenge", a souligné Ousmane Ndiaye.
 
Revenant sur la thématique du panel, il a parlé de la distribution de l’eau, régie par les précipitations, notamment que le changement climatique induit "un changement de régime".
 
A l’en croire, un autre volet non moins important tient au fait que l’augmentation des températures "va entraîner également une hausse de la demande en eau".
 
 
 


SBS/BK